Bartleby
de Herman Melville
Mise en scène de David Géry
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Du 03/01/2006 au 14/01/2006
Les Célestins
4 rue Charles-Dullin
69002 LYON
Métro Bellecour
04 72 77 40 00
Site Internet
Le livre de l’étrangeté
Dès l’entrée dans la "petite salle" du théâtre des Célestins, le décor happe notre regard : de hauts panneaux blancs se trouvent repliés les uns contre les autres sur un côté de la scène. De quoi piquer notre curiosité. La représentation commence, les panneaux s’animent tels les pages d’un livre. Tournés un à un, ils finissent par dévoiler le décor : un intérieur lisse et blanc qui sera le bureau de l’étude d’un avoué. C’est le livre de Bartleby qui commence.La nouvelle de Melville présente ce personnage mystérieux : Bartleby est copiste ; engagé par un avoué dans son étude, il effectue un travail soigné mais refuse tout ordre quel qu’il soit. Il "préférerait ne pas...". Ne pas quoi ? Nous ne le saurons jamais vraiment.Bartleby est un héros de l’opposition, de la résistance. Il s’impose petit à petit comme le symbole de cette lutte contre toute forme d’autorité. Il s’impose physiquement, refusant de quitter l’étude. L’intrigue se déroule ainsi à huis clos et repose entièrement sur l’étrange présence de cet homme quasi irréel. La tension va crescendo avec son mystère. Au lieu de se dévoiler, il se referme toujours plus. Rien ni personne ne peut le déloger de son bureau. Le problème ? Il n’y en a pas vraiment ; si ce n’est que cet homme n’entre pas dans la "norme". Ce sont les autres, dérangés par sa présence silencieuse, qui sont inquiets et vont finir par abdiquer en quittant les lieux. Les pages tournent et Bartleby reste.Incarné par Yann Collette, excellent dans un rôle qui mêle douceur et rigidité, ce héros atemporel nous captive durant toute la représentation. Il est entouré par quatre comédiens, très bons eux aussi, qui apportent une pointe de légèreté et d’humour (grinçant) au sein d’un climat tendu. Tous nous tiennent en haleine jusqu’au bout. Plongés dans cette atmosphère étrange, soulignée par une musique lancinante et omniprésente, nous attendons la chute. Elle se fait bien attendre ; cependant, la lenteur de l’action est compensée par des effets de mise en scène qui réjouissent la vue. Le livre géant s’ouvre et se replie sous des jeux de clair-obscur ; des lignes d’écriture défilent par saccades sur ses pages blanches immaculées ; la voix-off du narrateur retentit alors pour les lire. Les héros se trouvent ainsi pris entre des feuilles de plâtre mobiles qui figurent l’espace. A leur jeu de s’adapter selon la configuration des lieux : muet derrière la lucarne de la dernière page, dynamique et parlant devant les panneaux ouverts. Seul Bartleby reste statique et silencieux, figé entre les deux mêmes pages du début à la fin. Quand le livre se referme, après une heure cinquante d’effeuillage, le mystère du personnage continue à opérer. L’illusion théâtrale fonctionne.
Caroline Vernisse
10/01/2006

PARIS
Théâtre Clavel
de Arnaud Patron
Mise en scène de Arnaud Patron
Entre larcins, adultères et dettes de jeu, la troupe de Ceci n’est pas un Feydeau va rapidement perdre le contrôle de la situation. Les quiproquos se multiplient et chaque tentative pour sauver la représentation semble entraîner une nouvelle catastrophe. La grande question devient alors...
L'avis de Clément Freuzo
Théâtre Clavel
PARIS





Ceci n'est pas un Feydeau
de Arnaud PatronMise en scène de Arnaud Patron
Entre larcins, adultères et dettes de jeu, la troupe de Ceci n’est pas un Feydeau va rapidement perdre le contrôle de la situation. Les quiproquos se multiplient et chaque tentative pour sauver la représentation semble entraîner une nouvelle catastrophe. La grande question devient alors...
L'avis de Clément Freuzo

