


Troubles de mémoire

de Manlio Santanelli
Mise en scène de Enrico di Giovanni
Avec Enrico di Giovanni, Jean-Pierre Hutinet
Severino est de passage, il rend visite à Igino, un vieux camarade de lycée qu'il n'a pas revu depuis trente ans.
Curieuses retrouvailles, après trente années d'absence… Severino rend visite à son ami d'enfance, Igino, qui ne l'attendait même pas. Au fil de la discussion, d'abord banale (trop banale ?), les personnages se dévoilent. Le premier se dit représentant en aspirateurs. L'autre est devenu avocat. Puis, autour d'un verre, les deux acolytes se racontent leurs souvenirs du lycée. Des souvenirs embarrassants, ceux-là même qu'Igino a occulté de sa mémoire, ressurgissent comme de vieux démons. Pourquoi Severino se plaît-il à rappeler à son ami, les détails douloureux et inavouables de son enfance ? Pourquoi prend-il ce malin plaisir à troubler, pire, à faire souffrir Igino ? Et d'abord, pourquoi débarque-t-il ici sans même avoir été invité ? Tout sera dévoilé dans les dernières minutes de la pièce, dans une fin à la fois brutale et inattendue.L'œuvre de l'auteur italien Manlio Santanelli, traduite intelligemment et adaptée par Dominique Mancini, joue sur les contrastes : le plaisir et la souffrance, la vérité et le mensonge. La joie apparente que peuvent éprouver ces deux amis d'enfance qui se retrouvent après tant d'années, laisse peu à peu la place à une ambiance pesante qui met mal à l'aise. Igino qui se livre, pour la première fois de sa vie, en racontant ses souvenirs inavouables, en finit par haïr son ancien camarade. Sa rancune le poussera jusqu'à l'affrontement physique. Une sorte de duel entre la vérité et le mensonge, car il ne fait aucun doute que Severino cache quelque chose... Le texte interprété avec un certain talent par Enrico di Giovanni et Jean-Pierre Hutinet, ne laisse pas indifférent.
Mathieu Girandola
20/02/2006

PARIS
Guichet-Montparnasse
de Emmanuel Darley
Mise en scène de Thierry De Pina
Il pensait traverser des frontières pour atteindre le bonheur. Il découvre surtout des murs invisibles, faits de peur, de silence et d’attente. Dans Pays bonheur ou le mercredi sans retour, Thierry de Pina incarne, pendant plus d’une heure, une variété de personnages qui illustrent le...
L'avis de Clément Freuzo
Guichet-Montparnasse
PARIS





Pays Bonheur
de Emmanuel DarleyMise en scène de Thierry De Pina
Il pensait traverser des frontières pour atteindre le bonheur. Il découvre surtout des murs invisibles, faits de peur, de silence et d’attente. Dans Pays bonheur ou le mercredi sans retour, Thierry de Pina incarne, pendant plus d’une heure, une variété de personnages qui illustrent le...
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