Apnée

de Yves Reynaud
Mise en scène de Denis Souppe
Avec Jean Leloup
Un bel homme rencontre une belle femme.
Cette belle femme va changer sa vie : il va arrêter de fumer. Et sa vie change : il s’éloigne de plus en plus de la réalité et tombe dans un enfer où l’humour et la dérision lui permettent de rester en Apnée. Lors de ce "voyage", il passe à la moulinette toutes les aberrations de notre société et de ses politiques et c’est l’occasion pour nous d’entendre ce qu’on entend presque jamais : la vérité et le bon sens.
Dans deux monologues, écrits comme des fragments d'états d'âme, Yves Reynaud met en uvre la difficulté de vivre dans la réalité. Monologues de Paul comporte deux textes distincts : Apnée ou le dernier des militants suivi de Regarde les femmes passer, texte initialement édité chez Théâtrales en 1981. Le même personnage de Paul revient donc hanter l'uvre d'Yves Reynaud à plusieurs années d'intervalle. Mais dans Apnée, Paul écope d'un patronyme, Kleinmann. Un petit homme donc, si l'on traduit ce nom de l'allemand.Reflet du parcours de l'auteur qui prône la marginalité contre l'institution théâtrale après avoir fait partie de cette même institution, dans Apnée, Paul est un comédien exigent. Il en vient à douter de son existence et tente de donner un sens à sa solitude. En pleine campagne présidentielle, sa voisine Marianne (figure flagrante de la République française !) lui conseille d'arrêter de fumer. Il décide alors de se porter candidat aux élections avec pour seul programme "l'interdiction du tabac" emblématique de la pollution et de l’égoïsme humain auquel il ajoutera, le jour où il s'entaille la main en voulant ouvrir une boîte de conserve "l'adoption démocratique d'un ouvre-boîte universel". Un univers dérisoire où le personnage, en quête d'absolu se coupe de la réalité et s’enferme dans sa solitude. Prisonnier de ses tourments, de son attente et de sa solitude, il devient sujet à la paranoïa.Grâce à son sens de l'humour, Yves Reynaud nous fait sourire de la faillite de son personnage. On suit donc Paul dans ses turpitudes pour arriver à trouver les fameuses cinq cents signatures d'élus. Il imagine des combines pitoyables, comme passer une petite annonce dans les journaux : "candidat antitabac demande signatures d’élus non-fumeurs en vue élection présidentielle", ou bien organiser une chaîne téléphonique de militants (téléphoner à dix personnes qui à leur tour téléphonent à dix autres, etc.).
Yves Reynaud s'attaque aussi à la bêtise sociale, dénonçant le vide d'une campagne électorale, le souci de rentabilité de notre société, les problèmes de la sécurité sociale. Il en perd parfois son humour et prodigue alors quelques vérités - brêves de comptoir qui le rend à la fois pathétique et attachant. D’autant que derrière ces acharnements, se cache un immense désir d’amour. C’est dans les bras de sa voisine qui l’attire depuis le début que se termine ses fous enfantillages.
Yves Reynaud s'attaque aussi à la bêtise sociale, dénonçant le vide d'une campagne électorale, le souci de rentabilité de notre société, les problèmes de la sécurité sociale. Il en perd parfois son humour et prodigue alors quelques vérités - brêves de comptoir qui le rend à la fois pathétique et attachant. D’autant que derrière ces acharnements, se cache un immense désir d’amour. C’est dans les bras de sa voisine qui l’attire depuis le début que se termine ses fous enfantillages.
11/02/2005

AVIGNON
Collège Joseph Vernet à L'Espace Factory
de Improvisation
Mise en scène de Aymeric Desjardin
Un repas de famille, en apparence ordinaire, ou tout peut basculer. Avec Festen, la compagnie L’Esquive propose une adaptation libre du film de Thomas Vinterberg, entièrement improvisée selon les principes du Théâtre de l’intention. Présentée notamment au théâtre de l’Inox avant...
L'avis de Clément Freuzo
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Festen
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PARIS
La Scène Parisienne
Notre cher auteur
de Ana-Maria Bamberger
Mise en scène de Jean-Philippe Azéma
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