LES CHRONIQUES DU FESTIVAL D'AVIGNON 2019





Veillons et armons-nous en pensée
de Jean-Louis Hourdin
Mise en scène de Jean-Louis Hourdin
Avec Jean-Louis Hourdin
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Du 05/07/2019 au 24/07/2019
15h - jusqu’au 24 juillet (relâche le 22) .
Théâtre des 3 Raisins
15 rue Thiers
84000 Avignon
04 65 87 07 69
Site Internet
Chapeau bas, Monsieur Hourdin ! Courrez, courrez voir ce spectacle !
Tout d’abord, se réjouir de voir Jean-Louis Hourdin dans un théâtre « en » Avignon... ça, c’est déjà un beau cadeau et qu’en plus, il nous fasse partager ses moments de réflexion sur le théâtre, l’art et la politique, la vie tout simplement, eh bien on se dit qu’il y a des moments d’absolu ! On dit « réflexion » pour simplifier mais comment simplifier 50 ans de théâtre, l’humilité des « grands », celle des vrais passeurs... Réflexion offerte à une jeune fille de 12 ans ou à tout autre spectateur/trice..., celui ou celle qui l’a connu ou qui le découvre... c’est du brut, comme le champagne... Il pétille sans se répandre, il instille des bulles de connaissance, celles de l’art sous beaucoup de ses formes. Jean-Louis a choisi de nous faire partager ses moments de bonheur (son quotidien semble-t-il...) avec Bertolt Brecht (le poète), avec Becket, Bram Vam Velde au travers de ses peintures et des mots de Charles Juliet, aussi avec Louis Aragon l’éternel amoureux d’Elsa Triolet... et bien sûr Jean-Luc Nancy, le philosophe car, on est en droit de se poser la question : sans philosophie jusqu’où s’étiolerait la pensée ???
Jean-Louis Hourdin nous donne un certain nombre de repères qui laissent voir clairement sa vision du monde tout comme son alter-ego Jean-Luc Nancy pour qui le corps et l’art, le théâtre et la vie sont indissociables. Et c’est bien aussi de cela qu’il s’agit dans cette parlerie : constater les fragilités du corps et l’immuabilité de l’art, témoin de notre Histoire, le cours de la vie. Egalement, tout comme Jean-Pierre Siméon affirme que « la poésie sauvera le monde », Jean-Louis Hourdin espère bien que « si l’un de nous sait faire une seule chose, il sauvera le monde". Selon lui, la mémoire doit être la flamme de la transmission. C’est avec cette petite flamme « la servante » comme on l’appelle au théâtre (au nombre de trois, grande, moyenne et petite, sur le plateau) que Jean-Louis Hourdin symbolise ce fil d’Ariane ténu de la philosophie de la lumière.
Quel plaisir aussi de voir les comédiens qui ont travaillé avec lui, les étudiants, ses amis, ses complices, dans une écoute « entendue », on sent la sincérité des relations et le plaisir grâce à toute cette honnêteté de vie qu’elle soit professionnelle ou personnelle. Beaucoup d’amitié, de tendresse et de connaissance. Car ce que nous dit Jean-Louis Hourdin, ce n’est pas du copié/collé, c’est son histoire, un peu/beaucoup la nôtre et... pourvu que ce soit celle de nombreux jeunes qui porteront le flambeau de ce monde sensible mais en grand danger, qu’ils le renouvelleront avec de nouvelles formes.
Quelle juste utopie quand il nous dit : « Il nous faut résister. Face aux menteurs qui décrètent la fatalité de la fin de l'Histoire, de la fin de la lutte des classes, de la fin des idéologies, de la fatalité de la fin des utopies, face à tous ces menteurs qui nous imposent leur fatalité du tout économique et de l'ultralibéralisme, nous, nous disons qu'il n'y a pas de fatalité, si ce n'est celle, rebelle, des poètes. ».
Vous pouvez retrouver très facilement la carrière de Jean-Louis Hourdin, en passant par Strasbourg, le GRAT, la Maison Copeau –et comme il n’y a pas de hasard, Albert Camus disait : « Dans l'histoire du théâtre français, il y a deux périodes : avant et après Copeau »- il est donc bien légitime que Jean-Louis Hourdin ait eu à cœur de sauvegarder la Maison Copeau en l’achetant... et, bien sûr, au présent, en Avignon au Théâtre des 3 Raisins dans lequel il est absolument à sa place...
Chapeau bas, Monsieur Hourdin ! Courrez, courrez voir ce spectacle !
Jean-Louis Hourdin nous donne un certain nombre de repères qui laissent voir clairement sa vision du monde tout comme son alter-ego Jean-Luc Nancy pour qui le corps et l’art, le théâtre et la vie sont indissociables. Et c’est bien aussi de cela qu’il s’agit dans cette parlerie : constater les fragilités du corps et l’immuabilité de l’art, témoin de notre Histoire, le cours de la vie. Egalement, tout comme Jean-Pierre Siméon affirme que « la poésie sauvera le monde », Jean-Louis Hourdin espère bien que « si l’un de nous sait faire une seule chose, il sauvera le monde". Selon lui, la mémoire doit être la flamme de la transmission. C’est avec cette petite flamme « la servante » comme on l’appelle au théâtre (au nombre de trois, grande, moyenne et petite, sur le plateau) que Jean-Louis Hourdin symbolise ce fil d’Ariane ténu de la philosophie de la lumière.
Quel plaisir aussi de voir les comédiens qui ont travaillé avec lui, les étudiants, ses amis, ses complices, dans une écoute « entendue », on sent la sincérité des relations et le plaisir grâce à toute cette honnêteté de vie qu’elle soit professionnelle ou personnelle. Beaucoup d’amitié, de tendresse et de connaissance. Car ce que nous dit Jean-Louis Hourdin, ce n’est pas du copié/collé, c’est son histoire, un peu/beaucoup la nôtre et... pourvu que ce soit celle de nombreux jeunes qui porteront le flambeau de ce monde sensible mais en grand danger, qu’ils le renouvelleront avec de nouvelles formes.
Quelle juste utopie quand il nous dit : « Il nous faut résister. Face aux menteurs qui décrètent la fatalité de la fin de l'Histoire, de la fin de la lutte des classes, de la fin des idéologies, de la fatalité de la fin des utopies, face à tous ces menteurs qui nous imposent leur fatalité du tout économique et de l'ultralibéralisme, nous, nous disons qu'il n'y a pas de fatalité, si ce n'est celle, rebelle, des poètes. ».
Vous pouvez retrouver très facilement la carrière de Jean-Louis Hourdin, en passant par Strasbourg, le GRAT, la Maison Copeau –et comme il n’y a pas de hasard, Albert Camus disait : « Dans l'histoire du théâtre français, il y a deux périodes : avant et après Copeau »- il est donc bien légitime que Jean-Louis Hourdin ait eu à cœur de sauvegarder la Maison Copeau en l’achetant... et, bien sûr, au présent, en Avignon au Théâtre des 3 Raisins dans lequel il est absolument à sa place...
Chapeau bas, Monsieur Hourdin ! Courrez, courrez voir ce spectacle !
Joëlle Cousinaud
21/07/2019

AVIGNON
La Maison de la parole
de Jean-Pierre Brouillaud
Mise en scène de Benjamin Carette
Douze imagine un monde étonnant où chacun s’exprime en alexandrins dans toutes les situations du quotidien : pour se disputer, parler à son banquier ou même débattre de politique. À travers ce seul-en-scène original, Jean-Pierre Brouillaud transforme la poésie en véritable langage de...
L'avis de Clément Freuzo
La Maison de la parole
AVIGNON



Douze
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AVIGNON
Théâtre du Rempart
JE SUIS du Collectif Arlésien Evolves
de Collectif Evolves
Mise en scène de Collectif Evolves
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AVIGNON
la Scala Provence
Tout le monde écrit des chansons
de Julien Joubert
Mise en scène de Julien Joubert
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