


Les Fusils de la Mère Carrar
de Bertolt Brecht
Mise en scène de Antonio Diaz-Florian
Avec Antonio Diaz-Florian, Emmanuel Georges, Valérie Haltebourg, Graziella Lacagnina, Tiphaine Sivade
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Du 03/12/2015 au 20/12/2015
Jeudi, vendredi à 20h30, samedi à 16h et 20h30, dimanche à 16h.
Théâtre de l'Epée de bois
Cartoucherie
Route du Champ-de-manoeuvre
75012 PARIS
Métro Château de Vincennes / Bus 112
01 48 08 39 74
La troupe de l'Epée de Bois pousse la porte de la modeste maison de la Mère Carrar pour s'investir dans une famille bouleversée par la déstabilisation politique de l'Espagne de 1937.
Salle en bois du théâtre de l'Epée de Bois, la scénographie élisabéthaine dresse sur des tréteaux le cœur pensant de la ligne d'écriture de Bertolt Brecht. La prise de conscience de l'enrôlement militaire des jeunes ou le déni contextuel. L'Espagne est balayée par des groupuscules fascistes qui se soulèvent contre la République. D'un côté, les nationaux qui espèrent tirer partie de la situation en s'isolant dans une forme de mutisme personnel et de l'autre côté, les partisans qui s'engagent dans l'armée et suivent scrupuleusement les invectives du Général clamées tous les soirs à la radio. La mère Carrar, Graziella Lacagnina, une femme forte qui vit avec ses deux fils, José le plus jeune, et l'aîné occupé à pêcher pour nourrir sa famille.José, Tiphaine Sivade, manifeste l'envie de partir sur le front pour combattre, caprice d'adolescent de quinze ou volonté de ressembler à son père mort durant la guerre civile espagnole. La visite imprévue de Pedro, Antonio Diaz-Florian, se veut courtoise à titre familial. Le Padre, Emmanuel Georges, vient solliciter l'aide de la Mère Carrar. Les voisins, les Perez, ouvrent la fenêtre de la pièce où la radio distille le discours du Général. José n'a de cesse de s'opposer à sa mère, laquelle lui refuse de fumer, d'aller pêcher et encore moins de s'engager dans l'armée.
La situation va très vite évoluer et changer radicalement les prises de position des éléments en présence avec la disparition du fils aîné abattu par les militaires. Pedro attend le moment opportun pour s'emparer des fusils dissimulés par la Mère Carrar qui a compris son manège et s'obstine à le contredire. Le Padre ne sait plus dans quel sens tourner son crucifix. Madame Perez, Valérie Haltebourg, annonce la mort de sa fille au front et enserre la Mère Carrar d'une mansuétude inattendue.
Dans cette pièce, les prises de conscience se succèdent à un rythme effréné et laisse planer une intrigue dont l'intensité ne se dément à aucun moment. Les extrêmes se composent et s'affrontent, la tolérance et son inverse, la liberté et l'isolement, la raison et la déraison. La mise en scène d'Antonio Diaz Florian, une narration menée de front entre histoire et révolte, conscience et souffrance. La singularité de la Mère Carrar révèle une femme courageuse, déterminée et fragilisée en son for intérieur par un veuvage prématuré et la mort de son fils aîné. Sous les plis de la misère portés à même l'âme, son corps suit les mouvements de l'histoire locale. Sa vie, des pages qui se tournent chaque jour levé, se cornent des tourments de José et des incompréhensions passagères. Graziella Lacagnina est une artiste esthétique et généreuse. Tiphaine Sivade s'impose dans le personnage de José, elle se montre convaincante, spontanée et sincère dans sa façon de restituer un jeune homme rebelle. Tiphaine Sivade, une comédienne pluridisciplinaire talentueuse. Antonio Diaz-Florian, metteur en scène et comédien, réussit son emprise humaine dans ce spectacle abouti qui mérite un détour au théâtre de l'Epée de bois.
La situation va très vite évoluer et changer radicalement les prises de position des éléments en présence avec la disparition du fils aîné abattu par les militaires. Pedro attend le moment opportun pour s'emparer des fusils dissimulés par la Mère Carrar qui a compris son manège et s'obstine à le contredire. Le Padre ne sait plus dans quel sens tourner son crucifix. Madame Perez, Valérie Haltebourg, annonce la mort de sa fille au front et enserre la Mère Carrar d'une mansuétude inattendue.
Dans cette pièce, les prises de conscience se succèdent à un rythme effréné et laisse planer une intrigue dont l'intensité ne se dément à aucun moment. Les extrêmes se composent et s'affrontent, la tolérance et son inverse, la liberté et l'isolement, la raison et la déraison. La mise en scène d'Antonio Diaz Florian, une narration menée de front entre histoire et révolte, conscience et souffrance. La singularité de la Mère Carrar révèle une femme courageuse, déterminée et fragilisée en son for intérieur par un veuvage prématuré et la mort de son fils aîné. Sous les plis de la misère portés à même l'âme, son corps suit les mouvements de l'histoire locale. Sa vie, des pages qui se tournent chaque jour levé, se cornent des tourments de José et des incompréhensions passagères. Graziella Lacagnina est une artiste esthétique et généreuse. Tiphaine Sivade s'impose dans le personnage de José, elle se montre convaincante, spontanée et sincère dans sa façon de restituer un jeune homme rebelle. Tiphaine Sivade, une comédienne pluridisciplinaire talentueuse. Antonio Diaz-Florian, metteur en scène et comédien, réussit son emprise humaine dans ce spectacle abouti qui mérite un détour au théâtre de l'Epée de bois.
Philippe Delhumeau
06/12/2015

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