
Cyrano de Bergerac
de Edmond Rostand
Mise en scène de Jean-Philippe Daguerre
Avec Stéphane Dauch, Charlotte Matzneff, Simon Coutret, Edouard Rouland, Yves Roux, Antoine Guiraud, Geoffrey Callènes, Emilien Fabrizio, Nicolas Le Guyader, Mona Thanaël, Petr Ruzicka
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Du 10/09/2015 au 03/01/2016
Mercredi, jeudi, vendredi à 20h45, samedi à 16h30 et 20h45, dimanche à 17h. Surtitrage en anglais.
Théâtre Ranelagh
5 Rue des Vignes
75016 PARIS
Métro Muette (9) / Passy (6)
01 42 88 64 44
Site Internet
Cet intrépide soldat sert dans la compagnie des Cadets de Gascogne. Il est depuis toujours amoureux de sa cousine, la belle Roxane, mais n’ose pas le lui avouer car il est complexé par son nez difforme.
Dans la dernière scène de la pièce, celle où l'on évoque ce "bruit d'illusions sèches et de regrets" et où "une robe de deuil traîne des feuilles mortes", on entre dans une espèce d'extase presque silencieuse : le son du violon qui accompagne les dires en sourdine de Roxane, du comte de Guiche et de notre maître de cérémonie, Cyrano en personne, y devient un élément essentiel.
Lorsque le mousquetaire gascon déclame avec panache le mot ultime de la pièce, le public semble comblé d'avoir assisté à cette pièce célébrissime, si riche en effets, et qui continuent encore à faire son effet aujourd'hui.
Malheureusement, avant d'atteindre cet ultime pic d'émotion, l'ennui peut guetter certains spectateurs. Comme si souvent au théâtre, un respect trop grand pour le texte peut le desservir. La qualité des interprètes (le violoniste Petr Ruzicka, musicien remarquable, compris) n'est pas à remettre en cause. Stéphane Dauch campe le personnage éponyme de la pièce avec grandeur et sensibilité. Sa Roxane (Charlotte Matzneff), un peu moins convaincante dans les scènes de grande tension tragique (telle celle où elle apprend la mort de Christian), lui répond avec douceur dans un ton souvent enjoué et donc toujours approprié.
Parmi les rôles secondaires, il n'y a pas non plus la moindre fausse note à signaler, excepté dans la scène d'ouverture où un Montfleury trop caricatural enlève tout le sel et le piquant de celle-ci. Mais c'est peut-être justement là que le bât blesse : à vouloir sonner juste à tout prix et ceci dans tous les registres, on évite toute prise de risque, ce qui est tout de même un comble pour ces Gascons dont la marque de fabrique est justement de ne pas se battre "dans l'espoir du succès".
Les représentations au théâtre du Ranelagh sont surtitrées en anglais, ce qui permet notamment aux touristes non francophones de venir les découvrir. Cette initiative est tout à fait louable. Ce qui l'est un peu moins, c'est cette volonté de proposer un Cyrano de Bergerac qui à force d'être accessible à tous, en perd une grande partie de son relief.
Lorsque le mousquetaire gascon déclame avec panache le mot ultime de la pièce, le public semble comblé d'avoir assisté à cette pièce célébrissime, si riche en effets, et qui continuent encore à faire son effet aujourd'hui.
Malheureusement, avant d'atteindre cet ultime pic d'émotion, l'ennui peut guetter certains spectateurs. Comme si souvent au théâtre, un respect trop grand pour le texte peut le desservir. La qualité des interprètes (le violoniste Petr Ruzicka, musicien remarquable, compris) n'est pas à remettre en cause. Stéphane Dauch campe le personnage éponyme de la pièce avec grandeur et sensibilité. Sa Roxane (Charlotte Matzneff), un peu moins convaincante dans les scènes de grande tension tragique (telle celle où elle apprend la mort de Christian), lui répond avec douceur dans un ton souvent enjoué et donc toujours approprié.
Parmi les rôles secondaires, il n'y a pas non plus la moindre fausse note à signaler, excepté dans la scène d'ouverture où un Montfleury trop caricatural enlève tout le sel et le piquant de celle-ci. Mais c'est peut-être justement là que le bât blesse : à vouloir sonner juste à tout prix et ceci dans tous les registres, on évite toute prise de risque, ce qui est tout de même un comble pour ces Gascons dont la marque de fabrique est justement de ne pas se battre "dans l'espoir du succès".
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Philippe Kalman
26/09/2015

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