




Bloed & Rozen. Het lied van Jeanne en Gilles
de Tom Lanoye
Mise en scène de Guy Cassiers
Avec Katelijne Damen, Stefaan Degand, Abke Haring, Han Kerckhoffs, Johan Leysen, Johan Van Assche, Jos Verbist, Sylvia Broeckaert, João Cabral, Jonathan De Ceuster, Emilie De Voght, Stefan Drexlmeier, Joachim Höchbauer, Vincent Lesage, Katherine Nicholson, Louise Wayman
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Du 22/07/2011 au 26/07/2011
22h.
Cour d’honneur
Palais des Papes
84000 AVIGNON
Site Internet
L’innocence bafouée
Effectuer le rapprochement qui, sans nul doute, s’imposait entre Jeanne la Pucelle et son lieutenant Gilles de Rais était une démarche dont on pouvait s’étonner qu’aucun dramaturge ou metteur en scène n’y ait, jusqu’à ce jour, succombé... C’est enfin ce que viennent de faire Guy Cassiers pour la mise en scène et Tom Lanoye pour le texte, avec ce magnifique travail : Bld & Rozen. Het Lied van Jeanne en Gilles. Un opéra théâtral en forme d’oratorio unissant jeu théâtral, musique et chants polyphoniques (magnifique Collegium Vocale Gent !). A tout cela, les performances techniques tentent d’apporter leur contribution... mais sans nous convaincre totalement de leur pertinence ni, surtout, de leur pleine efficacité...Les scènes intimes dialogues sont retransmises sur un grand écran en forme de plaques de métal et nous donnent un peu trop l’impression de nous trouver, en certains moments, au cinéma plutôt qu’au théâtre... tandis que le plateau de ce même théâtre se métamorphose, lui, en studio vidéo, les comédiens concernés pouvant se trouver sur des aires de jeu différentes ! En revanche, cela semble jouer bien davantage et bien mieux pour les scènes en solo Jeanne dans sa prison ou sur le bûcher, telle celle de C.T. Dreyer, Gilles en train de soliloquer sur ses assassinats d’enfants...Théâtralement parlant, difficile, en revanche, de ne pas être bouleversé par le jeu de Abke Haring, très touchante Jeanne... bouleversante même... Là, la vidéo joue pleinement son rôle, comme un miroir grossissant, tels au cinéma, les gros plans... pour le rapprochement le plus fort qui se puisse imaginer entre le regard du spectateur et le visage d’une héroïne au désespoir, ses voix semblant l’avoir, pour un temps, abandonnée... Est-ce encore du théâtre ? Est-ce du cinéma ? Ou quelque chose d’indicible, entre les deux ?... Je ne sais... Mais faut-il donc vraiment se poser la question ?Gilles de Rais (magnifique et impressionnant Johan Leysen) est le seul personnage qui occupe la scène du début à la fin. Maréchal de l’armée du dauphin, il est, a été et demeure, bien après son supplice, fasciné par la personne de Jeanne qui semble être pour lui une figure de l’innocence à jamais perdue. Perte dont il ne peut se défaire qu’en embrassant lui-même les pires formes du mal (sorcellerie, alchimie, assassinats d’enfants) comme pour conjurer son sentiment de culpabilité vis-à-vis de Jeanne en défiant ceux-là mêmes qui furent ses bourreaux !Mais donnons donc aussi aux autres comédiens la place qu’ils méritent et qui est grande : le Dauphin (Stefan Degand), Mgr Cauchon (Jost Verbist), qui se partagent d’autres rôles dans la seconde partie du spectacle, et surtout la reine Isabeau de Bavière (Katelinje Damen)...Les deux plus importants personnages de ces pages d’Histoire sont, au bout du compte, l’Eglise et la politique. Deux instances qui ne peuvent le moins du monde se prévaloir de la moindre innocence ! Sous cet angle incontournable, nous voilà donc en plein univers shakespearien... dans lequel se déroule une lutte incessante et complice entre les deux pouvoirs... à travers les deux procès, celui de Jeanne puis celui de Gilles, ce qui n’est pas le moins passionnant dans ce spectacle magnifique qui redonne à la Cour d’Honneur un cachet que l’on pouvait croire perdu ou oublié !
Henri Lepine
25/07/2011

PARIS
La Scène Parisienne
de Ana-Maria Bamberger
Mise en scène de Jean-Philippe Azéma
Serge cherche une pièce à monter avec Mathilde, dont il est éperdument amoureux. Lorsqu’Anton, auteur reconnu mais méfiant, accepte de leur confier sa dernière œuvre, il pose une condition non négociable : ne rien changer au texte. Une consigne qui résiste mal à l’énergie des...
L'avis de Clément Freuzo
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PARIS



Notre cher auteur
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PARIS
Comédie Saint-Michel
L'aventure du petit flûtiste de rien du tout
de Éric Herbette
Mise en scène de Les Frères Joubert
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PARIS
Café-Théâtre Le Lieu
Georges Demory est presque ténor
de Georges Demory
Mise en scène de Georges Demory
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de Georges Demory
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