




Le Roi Gordogane
de Radovan Ivsic
Mise en scène de Magali Serra
Avec Guillaume Caubel, Pierre Delacolonge, Frédéric Kontogom, Emmanuel Leckner, Caroline Mozzone, Isabelle Saudubray, Ulrich Vautrin-Cesareo, Pierre-Antoine Winter-Samary
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Du 27/03/2009 au 28/03/2009
20h30.
Espace 89
157, boulevard Gallieni
92390 VILLENEUVE-LA-GARENNE
Métro Asnières-Gennevilliers, puis Bus 177 Maurice-Ravel
01 47 98 11 10
Gordogane s’est proclamé roi. Il a enfermé Blanche, la fille de son prédécesseur, dans une tour perdue au milieu de la forêt.
"Il était une fois"... un roi avide d'or et de pouvoir, qui régnait sans partage sur un royaume conquis par les armes. Tout allait pour le pire, surtout pour les sujets oppressés par le roi Gordogane, lorsque Tinatine, son tendre fils, succomba au charme de la princesse Blanche, fille du roi déchue, emprisonnée pour l’éternité dans une tour au cur de la forêt. Blanche accepte de lui offrir son amour, si en contrepartie, le jeune prince accepte de tuer son propre père, le roi Gordogane. Le conte de fées tourne alors à la tragédie shakespearienne où ni même le gentil chevalier noir, ni même l’esprit de la forêt ne pourront arrêter le roi dans sa folie destructrice.Si tous les codes du conte de fées sont réunis, les métaphores nous amènent malgré nous à une double lecture sur fond de dictature et autres régimes arbitraires où "l’on ne vole pas les riches". On comprend mieux pourquoi les textes de Radovan Ivsic ont été interdits sous l’Occupation allemande comme sous le régime de Tito.Grâce à une mise en scène ingénieuse, Magali Serra nous entraîne dans le monde onirique des contes de fées, en poussant à l’extrême la symbolique des composantes de Radovan Ivsic. Un décor épuré, constitué de jeux de lumières et d’éléments de l’enfance, nous transporte dans notre monde intérieur : un château dessiné de sable, une tour et un cheval symbolisés par des chaises d’école, un sabre magique symbolisé par un gant rouge sang... Certains passages chorégraphiés sont de véritables enchaînements de tableaux vivants où les corps désarticulés se meuvent aux rythmes saisissants des musiques et caprices du roi Gore. Rien n’est vrai et pourtant, lorsque la mécanique se met en marche, nous sommes happés par la force de l’ensemble. La sincérité des comédiens nous plonge avec une efficacité redoutable dans cet univers intemporel où la fiction se fait l’écho dans notre inconscient collectif de sombres pages de l’histoire, et malheureusement encore du présent. Une pièce riche tant sur le fond que la forme, une pièce comme on aimerait en voir plus souvent dans les programmations des théâtres parisiens.
Samuel Guillemin
18/03/2009
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