La Fabrique de Violence

de Jan Guillou
Mise en scène de Tiina Kaartama
Avec Christophe Caustier
L'intelligence de la violence. Terrible.
Voici l'une des meilleures pièces que j'ai vues cette saison : éblouissante, fulgurante. Un seul acteur mais quel acteur ! Et pour une fois, cela ne fait pas "art minimaliste fauché". Christophe Caustier a tellement de présence, que l'on n'aurait pas pu en trouver un deuxième comme lui ;-) Mise en scène très subtile de Tiina Kaartama ; texte époustouflant d'un grand écrivain suédois Jan Guillou (son autobiographie publiée qu'il adapta pour la scène). Tout est fort, et fort intelligent ; émotions genre montagnes russes, accrochez-vous, préparez-vous à tomber mais vous vous en releverez très enrichi, et pas K.O. ni chaos. N'hésitez pas à amener un maximum d'amis, tous
vous remercieront de ces 75 minutes si denses. Cette Compagnie tourne depuis quelques mois quelques jours par-ci quelques jours par-là, en attendant le coup de pouce du producteur qui ne saurait tarder et qui préparera un vrai succès. Et quand cette vraie pièce fera salle comble, longtemps, à Paris (et en Région ;-) vous pourrez être légitimement très fier et avancer doucement "ah mais je les avais détectés dès leurs débuts"...
vous remercieront de ces 75 minutes si denses. Cette Compagnie tourne depuis quelques mois quelques jours par-ci quelques jours par-là, en attendant le coup de pouce du producteur qui ne saurait tarder et qui préparera un vrai succès. Et quand cette vraie pièce fera salle comble, longtemps, à Paris (et en Région ;-) vous pourrez être légitimement très fier et avancer doucement "ah mais je les avais détectés dès leurs débuts"...
Philippe Dohy
10/05/2003
Extrait : "Le carré est un endroit, derrière la cuisine, où on règle les comptes. Si deux gars veulent absolument se battre, ils n'ont qu'à aller là pour le faire. C'est le seul endroit où les élèves autres que les membres du conseil ont le droit de taper. Et les terminales sont très forts pour tabasser les nouveaux dans le carré. Ils les provoquent, ils leur fixent une heure, et ils leur tapent dessus jusqu'à ce qu'ils demandent grâce en
sortant à quatre pattes. Et tous les moyens sont permis, absolument tous ! Comme par hasard, il y a toujours deux grands contre un petit. Si on refuse d'y aller, on se fait traiter de rat tout le temps qu'on reste dans la boîte, même par les profs, pour finir. Eux, bien sûr, ils font en sorte ne pas voir ça, quand ils savent qu'un gars est en train de se faire démolir. D’ailleurs, quoi qu'il puisse se passer dans le carré, il est absolument interdit d'intervenir, c'est contre les principes de l'école."

PARIS
Théâtre du Marais
de Audrey Perrin
Mise en scène de Audrey Perrin
Elle ne passe ainsi par aucun détour, de la ménopause, des bouleversements du corps, aux examens médicaux qui rythment désormais le quotidien, à cinquante ans, elle n’a « plus rien à faire » du regard des autres. Et c’est précisément là que Je ne simule plus trouve toute sa...
L'avis de Clément Freuzo
Théâtre du Marais
PARIS



Je ne simule plus
de Audrey PerrinMise en scène de Audrey Perrin
Elle ne passe ainsi par aucun détour, de la ménopause, des bouleversements du corps, aux examens médicaux qui rythment désormais le quotidien, à cinquante ans, elle n’a « plus rien à faire » du regard des autres. Et c’est précisément là que Je ne simule plus trouve toute sa...
L'avis de Clément Freuzo

