




Acte
de Lars Norén
Mise en scène de Christophe Perton
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Du 25/11/2008 au 05/12/2008
Les Célestins
4 rue Charles-Dullin
69002 LYON
Métro Bellecour
04 72 77 40 00
Site Internet
Huis clos
Acte de Lars Norén est le deuxième volet d’une trilogie sur la mort. C’est une pièce très forte, mettant en présence un homme et une femme, lui médecin, elle terroriste incarcérée, dans un huis clos extrêmement tendu. Si le contexte spatio-temporel n’est pas complètement élucidé, on devine l’Allemagne des années 1970 ; l’héroïne s’apparente à un membre de la bande à Baader, même si cette dernière n’est jamais citée ; quant au médecin, il représente l’ordre en place, guère plus humain que les terroristes, vu la torture qu’il inflige à ses prisonniers. Norén met l’accent sur les conditions de vie inhumaines des détenus politiques de cette époque. Les révolutionnaires gauchistes de ces années 1970 ont, en effet, été emprisonnés dans des cellules isolées les unes des autres, coupées de tout bruit et exposées en continu à une lumière blanche aveuglante ; de telles conditions, contre lesquelles Sartre, par exemple, s’est insurgé après avoir rencontré Baader, entraînent des dégradations physiques et psychiques inéluctables chez l’être humain.Le début d’Acte nous montre d’ailleurs la fragilité de la détenue, qui tente de rester digne et de s’opposer au médecin qui doit l’examiner, mais qui laisse paraître son affaiblissement et ses troubles au fur et à mesure de la confrontation. Cette femme est à la fois bourreau, car ancienne terroriste et rebelle à l’autorité (représentée ici par le médecin, qu’elle questionne et essaie de mettre mal à l’aise), et victime du système carcéral et du médecin lui-même, dont le rôle évolue au cours de l’entretien. Acte, c’est effectivement l’histoire d’un affrontement entre deux êtres que tout oppose, dont les rôles semblent prédéterminés, mais qui, en réalité, vont exploser en cours de route jusqu’à s’inverser. Les masques tombant au fil de la conversation, le plus fou n’est finalement pas celui que l’on aurait cru. Dans un climat d’une tension extrême, très bien rendue par le décor, une pièce délabrée à l’éclairage froid, et par la musique stridente qui s’élève par instants, les comédiens interprètent admirablement leurs personnages. La subtilité et l’intensité de leur jeu nous captivent du début à la fin. On passe une heure à retenir son souffle et à admirer l’expressivité du regard blessé d’Hélène Viviès et l’inquiétante bonhomie de Vincent Garanger. Tous les deux sont précis et justes. C’est là la première qualité du spectacle. Outre une scénographie parfaite pour rentre l’atmosphère pesante de la rencontre, leur présence s’impose, forte et émouvante. On ressort véritablement touché, bousculé par ce spectacle, dont le texte soulève bien des questions existentielles, mises en relief par la pertinence de la mise en scène.
Caroline Vernisse
14/12/2008

PARIS
Studio Hébertot
de Jean Giraudoux
Mise en scène de Edouard Dossetto
Loin des récits classiques déclamés sur scène, le public est ici plongé au cœur d’une salle de négociation contemporaine. Autour d’une grande table, se succèdent les figures emblématiques de l’épopée : Paris, Hélène, Hector, toutes confrontées à l’imminence d’un conflit...
L'avis de Clément Freuzo
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La guerre de Troie n'aura pas lieu
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La Scène Parisienne
Notre cher auteur
de Ana-Maria Bamberger
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Café-Théâtre Le Lieu
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de Georges Demory
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