




Le Monte-plats
de Harold Pinter
Mise en scène de Mitch Hooper
Avec Anatole de Bodinat, Alexis Victor
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Du 04/04/2007 au 19/05/2007
Du mercredi au samedi à 20h.
Théâtre Essaïon
6, rue Pierre-au-Lard
75004 PARIS
Métro Hôtel-de-ville ou Rambuteau
01 42 78 46 42
Site Internet
Le Monte-Plats est l'une des premières pièces de Pinter.
Etrange situation... Deux hommes jeunes, armés, en attente... Des tueurs à gages, des gardiens en sous-sol, des vigiles ? Où sont-ils ? Dans un hôtel où l’on ne voit personne, où il n’y a personne ? Quel est ce lieu avec ces deux lits sommaires et ce monte-plats dont le va-et-vient semble indiquer pourtant une certaine présence ? L’avant salle d'un restaurant avec une cuisine en sous-sol ? La cuisine en sous-sol ? Pour qui travaillent-ils, maillons de quelle organisation et de quel côté de la loi ? Que font ces individus à la communication très pauvre, n’échangeant que par bribes et poncifs ? Ils attendent... Prêts à quoi ? Mandatés par qui ? Qui est la cible ? Rien n’est dit, du début à la fin, et le public retrouve un peu une atmosphère à la Beckett, mais sans la densité tragique, ni métaphysique d’En attendant Godot. Le temps passe mais l’action des hommes est comme suspendue à un sens qui ne se finalise pas. Rien d’une complexité psychologique n’est présenté. Ces personnages n’ont aucune densité d’être, d’orientation, ce qu’on retrouve souvent chez Pinter, toujours habile à créer le flou.Pinter a le talent de faire éprouver à son public, au travers des ses personnages et la situation, l’ennui et le vide. Un vide qui n’a rien de commun avec le vide plein du désert. Les êtres qu’il met en scène sont fragmentés, inconsistants, absents à eux-mêmes et au monde. En dehors de cette attente et d’une menace qui plane pour qui et de quelle manière, on l’ignore ils paraissent inqualifiables, sans vrais ressorts intérieurs, tendus vers la construction d’une liberté intérieure impérieuse. Allant des lits de fer au monte-plats que l’on ne fait qu’entendre, ils évoluent dans un espace à leur image, un lieu nu, banal, sans marque particulière d’une présence originale.Les deux comédiens forment un couple efficace où chacun sait être à la fois mimétique et singulier. Ils endossent de manière comique et grinçante la dégaine de ces deux-là, portant leur langage ridicule, leur pensée frustre, leur rôle de pauvres types passés à côté des moyens de s’éduquer et de conquérir, éventuellement de haute lutte, une liberté permettant de s’émanciper de toute obéissance servile, mécanique et irréfléchie. Jeunes et agréables, capables et pertinents, sous la direction de Mitch Hooper, Alexis Victor et Anatole de Bodinat réussissent, pour notre plaisir, à prendre les traits et la posture devant nos yeux, dans ce moment magique du théâtre, de ces gens qui nous font peur : peu intelligents, privés de doute, passablement caractériel pour l’un des deux, vite au bord d’une colère pour rien au moindre sentiment d’être contrarié... pour rien...Comme ces gens seraient dangereux s’ils se mettaient à être des gardiens d’une idéologie ou d’une cause délictuelle ou criminelle ! Mais encore une fois, que gardent ces gardiens ? Que représente ce sous-sol qu’ils occupent ? Que sont-ils chargés de sauvegarder, au prix éventuellement de tuer ? De quel ordre ou de quel désordre sont-ils les gardiens ? Une pièce qui donne le frisson aussi quand on pense qu’au 93 rue Lauriston, un hôtel particulier et sûrement avec monte-plats, ont sévi Bonny et Lafont... et que les Bonny et les Lafont ne sont jamais complètement morts, phnix funestes toujours prêts à renaître de leurs cendres, ici ou ailleurs, quand le kairos se présente.
Marie-José Pradez
10/05/2007

PARIS
Studio Hébertot
de Jean Giraudoux
Mise en scène de Edouard Dossetto
Loin des récits classiques déclamés sur scène, le public est ici plongé au cœur d’une salle de négociation contemporaine. Autour d’une grande table, se succèdent les figures emblématiques de l’épopée : Paris, Hélène, Hector, toutes confrontées à l’imminence d’un conflit...
L'avis de Clément Freuzo
Studio Hébertot
PARIS



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PARIS
La Scène Parisienne
Notre cher auteur
de Ana-Maria Bamberger
Mise en scène de Jean-Philippe Azéma
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