
Une Nuit à la bibliothèque
de Jean-Christophe Bailly
Mise en scène de Gilberte Tsaï
Avec Olivier Cruveiller, Jean-François Perrier, Violaine Schwartz, Clément Victor
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Du 26/02/2007 au 10/03/2007
Lundi à samedi à 20h.
Les Célestins
4 rue Charles-Dullin
69002 LYON
Métro Bellecour
04 72 77 40 00
Site Internet
Nuit d’ennui
Quelle excellente idée qu’une pièce de théâtre laissant la parole aux livres ! Et quelle trouvaille que de présenter un tel spectacle à la bibliothèque du Palais Saint-Jean, ancien archevêché du XIIIe siècle et bâtisse remarquable du Vieux Lyon ! C’est le fait de Jean-Christophe Bailly, auteur du texte, et Gilberte Tsaï, metteuse en scène. Mais quelle déception lors de la représentation pour nous, spectateurs naïfs et rêveurs, qui nous étions déjà projetés dans un univers bibliophile féerique ! Nous qui attendions d’être immergés dans le ventre chaleureux d’une bibliothèque, parmi d’innombrables livres, nous ne trouvons qu’une salle de lecture, élégante certes, mais dépouillée de tout ouvrage. Nous qui espérions les voir s’envoler au-dessus de nos chefs, déployer leurs pages et nous inonder de mots impalpables, nous sommes déçus de ne rencontrer que quatre comédiens, justes, mais loin de nos attentes. Pas une ligne de texte, pas une enluminure, pas même une page de couverture ne les habille ; leurs propos mêmes ressemblent si peu à ceux que pourraient tenir quatre livres... Ces ouvrages sont, en définitive, et malheureusement, trop humains. Nous nous étions préparés à un spectacle fantastique ; nous sommes décontenancés par tant de "réalisme". Nous avions imaginé que ces précieux objets nous dévoileraient les habitudes secrètes de leurs lecteurs ou qu’ils regorgeraient de fictions captivantes ; en fait d’histoires, ils nous livrent seulement leurs états d’âme, leurs méditations sur la vie, le temps, et quelques bribes seulement de leur contenu... Rien de bien truculent et, surtout, rien de "livresque". Nous avons l’impression d’assister à la conversation de quatre lecteurs, qui trompent leur ennui en échangeant sur divers sujets. Nous aussi nous ennuyons un peu justement... Même la partie de badminton improvisée (là encore, nos livres s’humanisent) ne réussit pas à nous distraire.Quel dommage que ce scénario ingénieux n’ait pas été exploité différemment ! On pense au roman d’Andrea Kerbaker, Dix Mille. Autobiographie d’un livre, qui présente la confession d’une uvre avec humour. Pourquoi ne pas avoir écrit un texte théâtral dans cette veine-là ? Pourquoi ne pas avoir mis en place une scénographie plus axée sur le monde du livre ? L’attente dans l’antichambre du spectacle (une vraie bibliothèque, elle) reste finalement notre meilleur souvenir, celui d’un moment plein de promesses.
Caroline Vernisse
28/02/2007

AVIGNON
Théâtre des Corps Saints
de Agnès Jaoui,jean Pierre Bacri
Mise en scène de Jean-Philippe Azema
La famille Ménard se réunit chaque vendredi soir dans un bistrot « au Père tranquille ». Nous partageons ce moment avec eux et devenons le témoin discret de cette réunion de famille dans une atmosphère d’abord chaleureuse et conviviale qui se fissure peu à peu, les silences deviennent...
L'avis de Clément Freuzo
Théâtre des Corps Saints
AVIGNON





Un air de famille
de Agnès Jaoui,jean Pierre BacriMise en scène de Jean-Philippe Azema
La famille Ménard se réunit chaque vendredi soir dans un bistrot « au Père tranquille ». Nous partageons ce moment avec eux et devenons le témoin discret de cette réunion de famille dans une atmosphère d’abord chaleureuse et conviviale qui se fissure peu à peu, les silences deviennent...
L'avis de Clément Freuzo

