Toi et tes nuages

de Eric Westphal
Mise en scène de Marie Escolin, Cindy Doutres
Avec Cindy Doutres, Jessica Vedel, Aymeric Pol, Lionel Laget
Toi et tes nuages traite de thèmes aussi divers que la folie, les singes de Malaisie, ou encore de l’amour qui tourne à l’aliénation... Le texte désopilant d’Eric Westphal est ici servi par une mise en scène généreuse et enthousiaste qui n’oublie ni de faire rire ni d’émouvoir.
Au centre de cette étrange histoire, un couple pour le moins inattendu : deux surs, vieilles filles emmurées dans une vie commune où le quotidien cache à grand peine des amertumes et des douleurs tenues trop longtemps secrètes. Ernestine, la plus jeune, est atteinte d’une forme de démence qui aurait normalement dû la conduire à être internée. Sa sur Adèle a choisi de sacrifier sa vie pour s’occuper de sa cadette. La cohabitation n’est pas toujours de tout repos, Ernestine étant sujette à de soudaines bouffées de violence qui éclatent sur ses souffre-douleurs de prédilection, des singes qu’elle collectionne et qu’elle enchaîne dans une pièce noire. Les manies et les délires d’Ernestine vont se faire de plus en plus envahissants, jusqu’à transformer la vie de sa sur en un cauchemar qui ne semble présenter aucune issue qui ne soit pas fatale...Le spectacle est à l’image du texte d’Eric Westphal, oscillant entre la fantaisie d’un univers où règne l’absurde, et la noirceur recelée dans des rapports humains durs et sans merci. A l’arrivée, même si on peut regretter un petit côté inabouti dans la variété des tons employés (dont aucun n’est véritablement approfondi), la pièce présente un charme réel qui tient sans doute en grande partie à une intrigue efficace et riche en rebondissements. La mise en scène énergique de Marie Escolin et Cindy Doutres ne laisse pas un moment de vide ou d’ennui, et les deux comédiennes principales (Cindy Doutres et Jessica Vedel) campent avec beaucoup de conviction leurs personnages, cherchant à trouver les gestes justes qui expriment au mieux la folie de plus en plus furieuse de l’une et la résignation blessée de l’autre. La sincérité qui est déployée fait donc facilement oublier quelques imprécisions et maladresses, ainsi qu’un décor un peu trop "réaliste" et surchargé. La fraîcheur et la vitalité qui dominent l’ensemble du spectacle en font un divertissement tout à tour drôle et émouvant qui ne se prend jamais au sérieux.
Frédéric Elies
09/03/2005

PARIS
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