




Les Filles aux mains jaunes
de Michel Bellier
Mise en scène de Joëlle Cattino
Avec Valérie Bauchau, Céline Delbecq, Anne Sylvain, Blanche Van Hyfte
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Du 07/07/2016 au 30/07/2016
20h45, relâche le 18 juillet.
Théâtre Girasole
24bis, rue Guillaume Puy
84000 AVIGNON
04 90 82 74 42
Site Internet
Quand le théâtre réécrit l'Histoire...
Il est souvent dit que l'histoire officielle des guerres est écrite par les vainqueurs. Et ce n'est que trop vrai. Aussi bien, ici ce n'est pas de cette Histoire-là qu'il s'agit, mais de la seule véritable Histoire : celle vécue par les humbles, les citoyens de bases, les victimes souvent... La pièce de Michel Bellier rend ainsi justice à ces femmes qui, durant la première Guerre mondiale, confectionnèrent sans relâche les obus destinés aux champs de bataille, manipulant à longueur de journée le TNT, cette poudre jaune dangereuse et très toxique... Elle nous donne à assister aussi, avec bonheur, aux débuts du cheminement de chacune vers une relative émancipation au sein d'un univers social beaucoup trop dévolu aux hommes qui en ont, seuls, érigé les règles...
Accompagnées par un violoncelliste (Jean-Philippe Feiss) qui, avec son seul instrument, parvient à évoquer les bruits de l'usine, mais aussi une certaine «petite musique» essentielle, celle de la vie même, elles sont quatre à témoigner, post-mortem, individuellement et ensemble, de ces périodes de luttes émancipatrices, pendant et entre les guerres... Il y a Jeanne (Anne Sylvain), la plus âgée des quatre, la plus attachée aux valeurs traditionnelles et à un certain esprit revanchard anti allemand, Rose (Valérie Bauchau), celle qui arrive ce jour à l'usine et qui découvre l'enfer où vivent déjà ses camarades, Julie (Blanche Van Hyfte), pleine de vie mais qui a du mal à épeler son nom, Louise enfin (Céline Delbecq), la jeune suffragette féministe et révolutionnaire qui veut devenir journaliste... Les notes qu'elles prend régulièrement vont d'ailleurs servir de liens entre les tableaux successifs de ce récit théâtral bouleversant...
La mise en scène et la direction des comédiennes par Joëlle Cattino, pour la Compagnie Dynamo sont prodigieusement intelligentes et fortement chargées de signification. Elles s'appuient sur une gestuelle simple, forte, et aussi beaucoup sur le hors-champ... Peu ou pas de décors : tout est évoqué par les gestes et les déplacements des comédiennes... Le jeu dramatique et l'action en sortent renforcés et davantage encore chargés d'émotion. Ecriture, mise en scène, jeu transcendant des actrices, tout concourt à faire de ce spectacle un authentique événement théâtral qui n'aura pas été sans laisser des traces profondes dans l'esprit et la sensibilité de chaque spectateur.
Accompagnées par un violoncelliste (Jean-Philippe Feiss) qui, avec son seul instrument, parvient à évoquer les bruits de l'usine, mais aussi une certaine «petite musique» essentielle, celle de la vie même, elles sont quatre à témoigner, post-mortem, individuellement et ensemble, de ces périodes de luttes émancipatrices, pendant et entre les guerres... Il y a Jeanne (Anne Sylvain), la plus âgée des quatre, la plus attachée aux valeurs traditionnelles et à un certain esprit revanchard anti allemand, Rose (Valérie Bauchau), celle qui arrive ce jour à l'usine et qui découvre l'enfer où vivent déjà ses camarades, Julie (Blanche Van Hyfte), pleine de vie mais qui a du mal à épeler son nom, Louise enfin (Céline Delbecq), la jeune suffragette féministe et révolutionnaire qui veut devenir journaliste... Les notes qu'elles prend régulièrement vont d'ailleurs servir de liens entre les tableaux successifs de ce récit théâtral bouleversant...
La mise en scène et la direction des comédiennes par Joëlle Cattino, pour la Compagnie Dynamo sont prodigieusement intelligentes et fortement chargées de signification. Elles s'appuient sur une gestuelle simple, forte, et aussi beaucoup sur le hors-champ... Peu ou pas de décors : tout est évoqué par les gestes et les déplacements des comédiennes... Le jeu dramatique et l'action en sortent renforcés et davantage encore chargés d'émotion. Ecriture, mise en scène, jeu transcendant des actrices, tout concourt à faire de ce spectacle un authentique événement théâtral qui n'aura pas été sans laisser des traces profondes dans l'esprit et la sensibilité de chaque spectateur.
Henri Lepine
11/07/2016

PARIS
Café-Théâtre Le Lieu
de Georges Demory
Mise en scène de Georges Demory
Le spectacle prend la forme d’un parcours libre à travers l’histoire de l’opéra, jalonné de figures emblématiques et d’extraits du répertoire. Par le chant, le mouvement et la parole, Georges Demory incarne ses références et passe avec aisance du commentaire à l’interprétation....
L'avis de Clément Freuzo
Café-Théâtre Le Lieu
PARIS



Georges Demory est presque ténor
de Georges DemoryMise en scène de Georges Demory
Le spectacle prend la forme d’un parcours libre à travers l’histoire de l’opéra, jalonné de figures emblématiques et d’extraits du répertoire. Par le chant, le mouvement et la parole, Georges Demory incarne ses références et passe avec aisance du commentaire à l’interprétation....
L'avis de Clément Freuzo
PARIS
Café de la Gare
État d'urgence
de Annabelle Legrand, Martial Courcier
Mise en scène de Tim Remis
Café de la Gare
État d'urgence
de Annabelle Legrand, Martial Courcier
Mise en scène de Tim Remis

