Baudelaire dit par Balmer : Mon cœur mis à nu
de Charles Baudelaire
Mise en scène de Françoise Petit
Avec Jean-François Balmer
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Du 04/09/2003 au 15/10/2003
Du mardi au samedi à 20 heures,
Dimanche à 19 heures.
Théâtre Ranelagh
5 Rue des Vignes
75016 PARIS
Métro Muette (9) / Passy (6)
01 42 88 64 44
Site Internet
A l’occasion d’un nouveau cycle littéraire de journaux intimes, sous la direction de Françoise Petit, Jean-François Balmer dit des textes de Mon cœur mis à nu de Charles Baudelaire
Dans les trente représentations qui ont débuté le 4 septembre, Jean-François Balmer ne lit pas Baudelaire. Il le dit et, bien plus encore, il l'est, à travers des extraits de trois journaux intimes, Mon cur mis à nu, Pauvre Belgique, Fusées. Les paroles fouillent, incisives, la conscience du spectateur, revivifient la violence de la poésie baudelairienne, redonnent un sens à ce que le temps et les clichés ont normalisé. Baudelaire se dévoile à la fois comme un La Rochefoucauld aux accents cyniques, un Cioran du XIXe siècle mais aussi comme
un dandy-prophète qui prévoit l'américanisation de la société et la tyrannie de l'argent.Désabusé mais d'une froideur et d'une colère élégantes dans le geste et dans la parole, Balmer incarne un Baudelaire magnifique dans sa douleur et son déséspoir. Le spectateur erre, désarçonné, dans les bas-fonds de
cet esprit fangeux et baroque, épuisé par la maladie.Il faut saluer l'enthousiasme et la rigueur de la mise
en scène de Françoise Petit qui, portée par sa passion pour l'uvre baudelairienne, a su en restituer la vigueur. Ce cur mis à nu, écorché même, à la manière d'un Rubens, se révèle dans l'écrin aux
lourdes et sombres charpentes du théâtre du Ranelagh.D'autres journaux intimes (Jules Renard, George Sand)
devraient continuer ce cycle inauguré par Baudelaire. On attend avec impatience ces voix si connues qui apportent un éclairage nouveau et intense sur ces uvres célèbres.
un dandy-prophète qui prévoit l'américanisation de la société et la tyrannie de l'argent.Désabusé mais d'une froideur et d'une colère élégantes dans le geste et dans la parole, Balmer incarne un Baudelaire magnifique dans sa douleur et son déséspoir. Le spectateur erre, désarçonné, dans les bas-fonds de
cet esprit fangeux et baroque, épuisé par la maladie.Il faut saluer l'enthousiasme et la rigueur de la mise
en scène de Françoise Petit qui, portée par sa passion pour l'uvre baudelairienne, a su en restituer la vigueur. Ce cur mis à nu, écorché même, à la manière d'un Rubens, se révèle dans l'écrin aux
lourdes et sombres charpentes du théâtre du Ranelagh.D'autres journaux intimes (Jules Renard, George Sand)
devraient continuer ce cycle inauguré par Baudelaire. On attend avec impatience ces voix si connues qui apportent un éclairage nouveau et intense sur ces uvres célèbres.
Joseph Agostini
26/09/2003

PARIS
La Scène Parisienne
de Ana-Maria Bamberger
Mise en scène de Jean-Philippe Azéma
Serge cherche une pièce à monter avec Mathilde, dont il est éperdument amoureux. Lorsqu’Anton, auteur reconnu mais méfiant, accepte de leur confier sa dernière œuvre, il pose une condition non négociable : ne rien changer au texte. Une consigne qui résiste mal à l’énergie des...
L'avis de Clément Freuzo
La Scène Parisienne
PARIS



Notre cher auteur
de Ana-Maria BambergerMise en scène de Jean-Philippe Azéma
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