Courteline, Amour noir
de Georges Courteline
Mise en scène de Jean-Louis Benoit
Avec Thomas Blanchard, Ninon Brétécher, Valérie Kéruzoré, Sébastien Thiéry
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Du 24/04/2012 au 05/05/2012
Du mardi au samedi à 20h, dimanche à 16h (relâche le 1er mai).
Les Célestins
4 rue Charles-Dullin
69002 LYON
Métro Bellecour
04 72 77 40 00
Site Internet
Scènes de ménage dans un théâtre
Et si on allait voir Courteline, Amour noir ?
Quoi encore du vaudeville ? C’est du vu et revu, non ?
Oui, mais Courteline, je ne connais pas bien...
Ce n’est pas toujours ces histoires de mari avare, de femme vénale et d’amant dans le placard ?...
Oui, c’est du vaudeville, certes, mais Courteline a tout de même été au répertoire de la Comédie française et membre de l’Académie Goncourt ; ses pièces ont eu beaucoup de succès et il n’est pas tant joué que ça aujourd’hui dans les théâtres...
Mouais... Pourquoi pas...
Eh puis, là, c’est une nouvelle mise en scène, de Jean-Louis Benoît, qui a réalisé plusieurs mises en scène pour la Comédie française, qui a présenté La Trilogie de la Villégiature de Goldoni à Avignon en 2002... Je continue la revue ?
Non, c’est d’accord, on y va ! Redécouvrons Courteline !Vous aussi vous vous êtes livrés à un tel échange avant d’aller assister à ce spectacle ? Ou bien, peut-être êtes-vous encore en pleine hésitation... Si c’est le cas, nous avons envie de vous aider à vous décider : n’y allez pas. Pourquoi ? Parce que c’est effectivement encore du vaudeville dans la pure tradition de la fin XIXe et du début XXe siècle. Courteline, comme ses contemporains Labiche et surtout Feydeau, aime croquer les travers humains : la mesquinerie, la lâcheté des hommes, la coquetterie, la vénalité des femmes et évidemment les querelles des deux sexes.Courteline, Amour noir réunit ainsi La Peur des coups, dispute entre un mari jaloux, poltron et lâche et sa coquette d’épouse, La Paix chez soi, dispute entre un mari écrivain raté et avare et sa femme, petite bourgeoise mesquine et rusée et, enfin, Les Boulougrin, règlement de comptes entre mari et femme version trash cette fois, à grand renfort de cris et coups de pistolet. Ces trois courtes pièces montrent les vices de la société bourgeoise d’une époque (transposable) avec une ironie noire et une cruauté sans relâche.Mais, malgré la justesse du propos, les dialogues ne font pas mouche. N’est pas Molière qui veut. Les textes de Courteline nous laissent de marbre et le jeu des comédiens réunis par Jean-Louis Benoît ne nous tire pas de notre ennui : leur phrasé sonne trop "théâtre de boulevard" ; c’est déclamatoire, c’est exagéré, ça ne prend pas. Mais, voilà, c’est fait, nous avons redécouvert Courteline !
Quoi encore du vaudeville ? C’est du vu et revu, non ?
Oui, mais Courteline, je ne connais pas bien...
Ce n’est pas toujours ces histoires de mari avare, de femme vénale et d’amant dans le placard ?...
Oui, c’est du vaudeville, certes, mais Courteline a tout de même été au répertoire de la Comédie française et membre de l’Académie Goncourt ; ses pièces ont eu beaucoup de succès et il n’est pas tant joué que ça aujourd’hui dans les théâtres...
Mouais... Pourquoi pas...
Eh puis, là, c’est une nouvelle mise en scène, de Jean-Louis Benoît, qui a réalisé plusieurs mises en scène pour la Comédie française, qui a présenté La Trilogie de la Villégiature de Goldoni à Avignon en 2002... Je continue la revue ?
Non, c’est d’accord, on y va ! Redécouvrons Courteline !Vous aussi vous vous êtes livrés à un tel échange avant d’aller assister à ce spectacle ? Ou bien, peut-être êtes-vous encore en pleine hésitation... Si c’est le cas, nous avons envie de vous aider à vous décider : n’y allez pas. Pourquoi ? Parce que c’est effectivement encore du vaudeville dans la pure tradition de la fin XIXe et du début XXe siècle. Courteline, comme ses contemporains Labiche et surtout Feydeau, aime croquer les travers humains : la mesquinerie, la lâcheté des hommes, la coquetterie, la vénalité des femmes et évidemment les querelles des deux sexes.Courteline, Amour noir réunit ainsi La Peur des coups, dispute entre un mari jaloux, poltron et lâche et sa coquette d’épouse, La Paix chez soi, dispute entre un mari écrivain raté et avare et sa femme, petite bourgeoise mesquine et rusée et, enfin, Les Boulougrin, règlement de comptes entre mari et femme version trash cette fois, à grand renfort de cris et coups de pistolet. Ces trois courtes pièces montrent les vices de la société bourgeoise d’une époque (transposable) avec une ironie noire et une cruauté sans relâche.Mais, malgré la justesse du propos, les dialogues ne font pas mouche. N’est pas Molière qui veut. Les textes de Courteline nous laissent de marbre et le jeu des comédiens réunis par Jean-Louis Benoît ne nous tire pas de notre ennui : leur phrasé sonne trop "théâtre de boulevard" ; c’est déclamatoire, c’est exagéré, ça ne prend pas. Mais, voilà, c’est fait, nous avons redécouvert Courteline !
Caroline Vernisse
29/04/2012

PARIS
Café-Théâtre Le Lieu
de Georges Demory
Mise en scène de Georges Demory
Le spectacle prend la forme d’un parcours libre à travers l’histoire de l’opéra, jalonné de figures emblématiques et d’extraits du répertoire. Par le chant, le mouvement et la parole, Georges Demory incarne ses références et passe avec aisance du commentaire à l’interprétation....
L'avis de Clément Freuzo
Café-Théâtre Le Lieu
PARIS



Georges Demory est presque ténor
de Georges DemoryMise en scène de Georges Demory
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L'avis de Clément Freuzo
PARIS
Comédie Saint-Michel
L'aventure du petit flûtiste de rien du tout
de Éric Herbette
Mise en scène de Les Frères Joubert
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