


Pour rire... pour passer le temps
de Sylvain Levey
Mise en scène de Anne Lefèvre
Avec Sylvie Maury, Sébastien Beuzin, Laurent Pérez, Denis Rey
-
-

Du 27/09/2011 au 01/10/2011
21h.
Théâtre du Grand Rond
23 rue des Potiers
31000 TOULOUSE
05 61 62 14 85
Site Internet
Un jeu bien cruel.
Mis dans le bain dès leur entrée, les spectateurs sont accueillis par les quatre acteurs placés sur scène qui les observent et même les scrutent du regard. Tour à tour, comme des poupées mécaniques prises de folie, ils répètent un geste et une phrase. Et puis ils commencent leur petit jeu...Et quel jeu ! Durant une heure, dans un décor nu uniquement agrémenté de quelques tables, les acteurs vont jouer à se frapper, se chatouiller, se lécher, s’insulter, se provoquer... Ils vont jouer à se torturer.Dans une mise en scène très contemporaine d'Anne Lefèvre, les claques se font à distance, représentées par des postures précises et répétées. Durant les premières minutes, on se demande bien dans quel univers farfelue on est tombé. L’univers de Mme Lefèvre : bien allumé ! Et puis, on se prend au jeu. On tend l’oreille et le texte fait sens. Un texte magnifique de Sylvain Levey, où deux hommes, tels des chefs d’orchestre sadiques, poussent deux personnes qui ne se connaissent pas à se martyriser et à s’entre-tuer. La violence de Reservoir Dog de Quentin Tarantino dans l’univers kafkaïen du Procès d’Orson Wells. Une adaptation cinématographique de cette pièce est à faire.Cette soumission et cette dégradation de l’individu n’est pas sans rappeler les camps de concentration, les manières de la Gestapo, Guantanamo, les rituels de gangs ou tout simplement l’armée. A chacun de décrypter cet univers glauque, cruel et satirique selon sa vision. D’ailleurs le public réagit d’une manière différente et très personnelle. Certains rient pour évacuer la tension et permettre une distance avec ces scènes de tortures plus violentes moralement que physiquement ; d’autres sont scotchés à leur siège happés ; et certains encore tentent d’éviter les nombreux crachats venant de la scène.Car les comédiens ne ménagent pas leurs efforts et leur peine. Même si les coups ne sont pas portés et la majorité du temps suggérés, ils courent, s’empoignent, se jettent à terre. Ils sont présents et vivent l’instant. Sylvie Maury, seule femme face à ces trois hommes soudés contre elle, est remarquable. Forte, révoltée, tout en coopérant pour sa survie ; elle se laisse prendre au jeu jusqu’à sa perte.Un spectacle fort, dérangeant voire choquant mais très intéressant. N'oublions pas que ce genre de procédés existe et a toujours cours de nos jours. A voir pour un public averti. Maintenant vous l’êtes.
Cyriel Tardivel
01/10/2011

PARIS
Café de la Gare
de Annabelle Legrand, Martial Courcier
Mise en scène de Tim Remis
Sylvia et Louis devaient simplement recevoir des amis pour dîner. Mais depuis un récent cambriolage, leur maison s’est transformée en bunker et la soirée en véritable terrain miné. Fenêtres surveillées, porte d’entrée sous contrôle, invités soumis à interrogatoire : ici, chaque...
L'avis de Clément Freuzo
Café de la Gare
PARIS





État d'urgence
de Annabelle Legrand, Martial CourcierMise en scène de Tim Remis
Sylvia et Louis devaient simplement recevoir des amis pour dîner. Mais depuis un récent cambriolage, leur maison s’est transformée en bunker et la soirée en véritable terrain miné. Fenêtres surveillées, porte d’entrée sous contrôle, invités soumis à interrogatoire : ici, chaque...
L'avis de Clément Freuzo
PARIS
La Scène Parisienne
Notre cher auteur
de Ana-Maria Bamberger
Mise en scène de Jean-Philippe Azéma
La Scène Parisienne
Notre cher auteur
de Ana-Maria Bamberger
Mise en scène de Jean-Philippe Azéma

