La diva d'Auschwitz
de Jean-Louis Bauer
Mise en scène de Antoine Campo
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Jusqu'au 27/10/2001
Théâtre du Renard
12, rue du Renard
75004 PARIS
Métro Hôtel de ville, Rambuteau
01 42 71 46 50
L'année de Woodstock, Dieu et Diable retournent sur terre pour renflouer les caisses de la maison de Dieu en se lançant dans le music-hall yiddish
« Un texte qui ouvre le siècle... par une comédie qui a un centre de gravité ». Antoine Campo, le metteur en scène de La diva d'Auschwitz souhaite « renouveler le rapport de mémoire » que les spectateurs entretiendraient avec l'holocauste. En cela, il partage la vision de l'auteur, Jean-Louis Bauer, qui préfère laisser « la souffrance au vrai coupable » et faire de l'inexprimable une véritable comédie.
L'année de Woodstock, à la cafétéria d'Auschwitz tenue par un juif survivant, Dieu, incarné par une diva déchue, est en pleine vocalise avec un Diable danseur. Tous deux peaufinent une rave party dans les camps, sans savoir l'horreur qui s'est jouée à Auschwitz, il y a de cela plus de vingt-cinq ans. Ils viennent d'apprendre, par ailleurs, que les communistes ont alors la part belle à l'Est... Dieu et Diable rient, chantent, se chamaillent et boivent tandis que le juif de serveur, importunés par ces étrangers dont il ne connaît pas l'histoire, tente, à vaines reprises, de les assassiner.Inspirée du théâtre yiddish, fantaisiste, outrancière, la pièce de Jean-Louis Bauer se construit sur un désastre et en fait une fête. L'idée, irrévérencieuse, est sans doute, à l'heure de l'Europe, une manière intelligente de sensibiliser les nouvelles générations au génocide. Il manque cependant de la profondeur à cette pièce, parfois trop rude, parfois trop simpliste. Le centre de gravité ne semble pas encore trouvé.
L'année de Woodstock, à la cafétéria d'Auschwitz tenue par un juif survivant, Dieu, incarné par une diva déchue, est en pleine vocalise avec un Diable danseur. Tous deux peaufinent une rave party dans les camps, sans savoir l'horreur qui s'est jouée à Auschwitz, il y a de cela plus de vingt-cinq ans. Ils viennent d'apprendre, par ailleurs, que les communistes ont alors la part belle à l'Est... Dieu et Diable rient, chantent, se chamaillent et boivent tandis que le juif de serveur, importunés par ces étrangers dont il ne connaît pas l'histoire, tente, à vaines reprises, de les assassiner.Inspirée du théâtre yiddish, fantaisiste, outrancière, la pièce de Jean-Louis Bauer se construit sur un désastre et en fait une fête. L'idée, irrévérencieuse, est sans doute, à l'heure de l'Europe, une manière intelligente de sensibiliser les nouvelles générations au génocide. Il manque cependant de la profondeur à cette pièce, parfois trop rude, parfois trop simpliste. Le centre de gravité ne semble pas encore trouvé.
Joseph Agostini
27/10/2002

PARIS
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