




Les Oranges
de Aziz Chouaki
Mise en scène de Laurent Hatat, Azeddine Benamara
Avec Azeddine Benamara, Mounya Boudiaf
-
-

Du 15/06/2010 au 21/08/2010
Du mardi au samedi à 21h.
Lucernaire
53 Rue Notre-Dame des Champs
75006 PARIS
Métro Vavin, Notre-Dame des Champs, Montparnasse Bienvenüe
01 45 44 57 34
Par un beau matin ensoleillé, un balcon s'ouvre sur des scènes de rue et sur l'histoire de l'Algérie... une Algérie aux oranges acidulées, parfois.
Les Oranges, un conte contemporain écrit par Aziz Chouaki qui raconte l'Algérie vue de l'intérieur par un homme du sérail. L'Algérie, qui est-elle vraiment ? Promène-t-elle son histoire dans l'empreinte déposée par la séculaire culture berbère? Cache-t-elle sa timidité dans le reflet du mirage de la colonisation française, laissé en héritage ? Vit-elle d'hier pour mieux respirer demain ? Et aujourd'hui, que dit-elle ?Toutes ces questions traduisent le vécu d'un passé simple et composé de ce beau pays des rives de la Méditerranée où le soleil se baigne avec pudeur pour ne pas affoler les sirènes de l'Histoire. Un homme au réveil va prendre un bain de soleil sur le balcon face à la mer.La douceur du soleil matinal immerge Azeddine dans une prophétie poétique. L'inspiration, la sienne, coule des mots tranquilles, ne serait-ce qu'en regardant les enfants qui tapent la boîte de conserve en guise de ballon de foot ou en s'extasiant devant la beauté juvénile de la fille de Mohamed, tout juste âgée de quatorze ans, et déjà belle comme la reine de Saba.L'histoire de son pays, Azeddine la raconte à sa façon. Un monologue servi de mots justes et épicés, in situ, selon les drames et les intrigues ; un monologue à la ponctuation sucrée pour les grandes heures d'Alger, Alger la blanche... avant la colonisation française.Azeddine porte fièrement en pendentif, une balle. Une balle qui s'est perdue dans le cur d'une orange et pour laquelle la vie a fait basculer tout un peuple dans un destin tragique d'où ruisselle un torrent de sang et finit par se noyer dans un océan d'incertitude et de corruption.De son balcon, Azeddine dénonce avec violence l'histoire dilatée de l'Algérie, celle qui s'est égarée dans les abysses des différents gouvernements qui se sont succédé. Pendant ce temps, la vie bat son plein dans la rue, les enfants jouent, les commerçants officient dans leur boutique, au café, les ragots se consomment sans mousse.Notre homme continue son long plaidoyer, un sentiment de révolte mêlé de bonheur. La sensibilité l'enorgueillit à la prononciation de certains mots qui rendent grâce et magnificence à la vérité ; la vérité sur la véritable histoire de l'Algérie.Ses paroles s'accompagnent de mélodies tristes ou heureuses, chantées par Mounya. L'harmonie musicale liée au témoignage porté de vive voix se dilue d'aise dans la salle Paradis du Lucernaire. Il y règne la chaleur considérée de l'amitié et de la sincérité confondues des deux comédiens, Azeddine Benamara et Mounya Boudiaf.Les Oranges, un récit de vie, l'Histoire d'un pays, la vie d'un peuple, restitué avec volupté grâce au conte contemporain d'Aziz Chouaqui et magistralement repris par Azeddine Benamara et chantée avec pudeur et candeur par Mounya Boudiaf. Une mise en scène simple et contextuelle qui contribue à apprécier encore davantage cette pièce, Les Oranges.
Philippe Delhumeau
03/07/2010

PARIS
Théâtre Les 3 Clés
de Aurélien Cavaud
Mise en scène de Fabrice Peineau
Porté par une mise en scène minimaliste, Diderot en plein cœur propose une approche claire et stimulante des idées des Lumières, sans jamais les appauvrir. Le plateau presque nu ,seulement deux bottes de foin, dessine un espace de jeu ouvert, propice à la circulation des corps comme des...
L'avis de Clément Freuzo
Théâtre Les 3 Clés
PARIS





Diderot en plein cœur
de Aurélien CavaudMise en scène de Fabrice Peineau
Porté par une mise en scène minimaliste, Diderot en plein cœur propose une approche claire et stimulante des idées des Lumières, sans jamais les appauvrir. Le plateau presque nu ,seulement deux bottes de foin, dessine un espace de jeu ouvert, propice à la circulation des corps comme des...
L'avis de Clément Freuzo
PARIS
Café de la Gare
État d'urgence
de Annabelle Legrand, Martial Courcier
Mise en scène de Tim Remis
Café de la Gare
État d'urgence
de Annabelle Legrand, Martial Courcier
Mise en scène de Tim Remis

