


Nous sommes une femme
de Jean-Philippe Daguerre, Charlotte Matzneff
Mise en scène de Jean-Philippe Daguerre
Avec Thierry Batteux, Séverine Delbosse, Charlotte Matzneff
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Jusqu'au 01/02/2009
Samedi et dimanche à 18h.
Le Petit Gymnase
38 Bd. Bonne-Nouvelle
75010 PARIS
Métro Bonne-Nouvelle
01 42 46 79 79
Site Internet
Et nous ne nous ennuyons pas.
Claude "la sombre" surveille son appartement, derniers préparatifs, les choses ont intérêt à se tenir toute coites, toute droites. Claude la "pas là pour rigoler sauf en coin sauf en noir" (Séverine Delbosse) attend quelqu’un. Ça vient ?! On sonne. Ouh la la, le mec, Sacha, il a au moins deux minutes de retard, ça va fuser. Ah, Sacha, c’est une fille ! Toute blonde, toute jolie, toute pétillante (Charlotte Matzneff, coauteur). "Ah mais Claude, c’est une fille !", dit aussi Sacha. Chacune voulait un homme...Un peu tiré par les chevaux-vapeurs, ce malentendu de prénoms mixtes, à la manière de Marivaux. Une fille d’internet, même leste, ne se rendrait pas chez un inconnu sans avoir vu sa photo ou sans lui avoir, au moins parlé, par téléphone. Mais bon, pourquoi pas ; gobons et attendons la suite. Et la suite est plutôt bien, drôle, enlevée, bien jouée, sans vulgarité ni démagogie ; sauf deux ou trois passages complaisants à supprimer, d’autant plus qu’ils sont tirés d’une ficelle grosse : faire dire des calembours débiles à un personnage... Non, non, un auteur, même à quatre mains, ne doit pas faire cela à ses personnages : essayer de faire croire qu’ils sont plus idiots que lui ; il ne l’est pas, alors ils ne doivent pas l’être.La mise en scène (Jean-Philippe Daguerre) pourrait, parfois, être plus tranchante. Pourquoi ne pas couper, par exemple, les deux morceaux, si je puis dire, qui suivent la chanson du troisième personnage (Thierry Batteux) ? Celle-ci est très bien, émouvante (j’ai vu deux femmes l’alarme à l’il ;-) et elle suffit à la transition recherchée. Et pourquoi, tout aussitôt, massacrer Brassens puis, tout en parlant, tirer de jolies notes kitsh d’une guitare alanguie ? Tout cela plombe l’ambiance... Coupez !La fin manque de travail, c’est dommage. Les motivations des personnages semblent tomber et ceux-ci perdent aussitôt leur complexité. Il suffirait de revoir les dix dernières minutes, pour qu’elles prolongent, expriment, achèvent, et non détruisent, la structure mise en place jusque là avec élégance. Malgré ces détails, qu’il serait facile de corriger, l’ensemble est donc très agréable. Et l’on peut ensuite passer une autre bonne soirée :-)
Philippe Dohy
05/01/2009

PARIS
La Scène Parisienne
de Ana-Maria Bamberger
Mise en scène de Jean-Philippe Azéma
Serge cherche une pièce à monter avec Mathilde, dont il est éperdument amoureux. Lorsqu’Anton, auteur reconnu mais méfiant, accepte de leur confier sa dernière œuvre, il pose une condition non négociable : ne rien changer au texte. Une consigne qui résiste mal à l’énergie des...
L'avis de Clément Freuzo
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PARIS



Notre cher auteur
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Café-Théâtre Le Lieu
Georges Demory est presque ténor
de Georges Demory
Mise en scène de Georges Demory
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de Georges Demory
Mise en scène de Georges Demory

