


7808
de Thomas Bernhard
Mise en scène de Yves Charreton
Avec Yves Charreton, Stéphane Bernard, Edwige Morf
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Du 07/10/2008 au 25/10/2008
Du mardi au vendredi à 20h, samedi à 17h30.
Tolstoï Temporaire Théâtre
76 cours Tolstoï
69100 VILLEURBANNE
04 72 07 97 38
Site Internet
Trois pièces pour célébrer 30 ans de carrière
7808, non ce n'est pas un nouveau film de Wong Kar Waï, ce n'est pas non plus un titre de Thomas Bernhard ; c'est une période de trente ans, de 1978 à 2008, qui correspond au travail dramaturgique d'Yves Charreton, metteur en scène lyonnais, déjà connu et reconnu (on avait beaucoup apprécié son Feu d'enfer [site] , biographie elliptique de Jerry Lee Lewis, l'année dernière, au théâtre des Ateliers). Plus qu'une nouvelle mise en scène, 7808 est aussi une vaste entreprise d'art, une performance : la compagnie d'Yves Charreton, Fenil Hirsute, a loué un immense local, cours Tolstoï, à Villeurbanne, un lieu temporaire, rebaptisé pour l'occasion le "Tolstoï temporaire théâtre" ; là, se déroulent plusieurs événements célébrant les trente années de carrière du metteur en scène : une exposition retraçant l'histoire de ses créations, la projection d'un court métrage, Au revoir Monsieur (réalisé par Solange Dulac et Véronique Bettencourt), des interventions (performances, essais, lectures, concerts) d'artistes invités, et, surtout, la nouvelle création d'Yves Charreton : 7808.Ce spectacle regroupe trois courtes pièces de Thomas Bernhard, centrées sur le personnage de Claus Peymann, dramaturge, ami de Bernhard, un temps directeur du Burgtheater de Vienne. L'évocation de l'arrivée de Peymann à Vienne, de son achat d'un pantalon neuf (!) et la mise en scène de sa relation avec Herman Beil, homme de théâtre également, pourraient paraître à première vue hétéroclites et incongrues ; mais, finalement, à travers ces fragments de vie dialogués (presque monologués), c'est le thème de la création artistique en général qui est abordé et interrogé. Ces fragments de vie sont l'occasion d'une satire de la Vienne des années nazies : le manque de liberté des artistes, les contraintes financières et idéologiques qui pèsent sur eux sont mis en relief dans un texte à la fois répétitif et comique. En effet, si le théâtre de Thomas Bernhard n'est pas réputé pour son humour, Yves Charreton, aidé sur scène de Stéphane Bernard, a su lui insuffler un souffle nouveau et le rendre drôle. Son acteur principal (quasi homonyme de l'auteur) est absolument excellent et transforme la moindre réplique en un moment de bravoure. Sur des thèmes tantôt littéraires, tantôt futiles, Stéphane Bernard, déjà apprécié dans Feu d'enfer, transcende son personnage de Claus Peymann et nous fait rire. Le texte ardu de Bernhard en devient presque grand public. C'est la force de ce spectacle. Mis à part une projection vidéo en guise de transition entre les trois piécettes, la scénographie est très simple ; c'est dire combien la performance du comédien est grande. Bien entouré sur les planches (ou la planche, d'ailleurs) par Yves Charreton lui-même et Edwige Morf, il emporte notre adhésion immédiate. Il n'est donc point nécessaire de connaître Bernhard et Peymann pour apprécier ce nouvel opus de la compagnie Fenil Hirsute, à découvrir de préférence dans son "temporaire théâtre", avant la reprise, en mai-juin, au théâtre des Ateliers.
Caroline Vernisse
15/10/2008
Le spectacle sera repris au Théâtre des Ateliers (5 rue Petit-David, Lyon 2e) du 26 au 29 mai et du 2 au 5 juin 2009.

AVIGNON
L'Optimist
de Thierry Desouche,grégoire Aubert
Mise en scène de David Teysseyre
Pourquoi aime-t-on une pièce plus qu’une autre ? L’émotion, la vibration, être concerné ? Tout ou peut-être un. Derniers jugements fait partie de ces pièces qui ne nous quittent plus, qui nous accompagnent dans nos rêves. Vous l’avez compris, j’ai adoré ce spectacle, même plus....
L'avis de Geneviève Brissot
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Derniers jugements
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Collège Joseph Vernet à L'Espace Factory
Festin
de Improvisation
Mise en scène de Aymeric Desjardin
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