• Un spectacle chorégraphique époustouiflant pour redécouvrir sous un autre regard les collections d'Art ancien du musee du Louvre
  • Trio endiablé à la manière d'un vaudeville, 
  • Une chanteuse provocante, trois musiciens déjantés, des textes drôles et percutants, voilà la recette de ce spectacle vivifiant et fantaisiste ! Ils puis en tournée en France.
  • Ne manquez pas ce spectacle ébouriffant et drôle qui tourne en région parisienne et en province !
  • ''<i>L’homme le plus aimé des Français</i>'' revient parmi nous. Il nous raconte sa vie, affirmant que rien n’est désespéré.


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Le mari, la femme, l’amant...

INFOS PRATIQUES
Affiche du spectacle
© X,dr
Du 09/11/2012
au 17/11/2012

La Croix-Rousse
Place Joannès-Ambre
69004 LYON
Réservations :
04 72 07 49 49
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Site Internet
Molière, toujours Molière, encore Molière... Pourquoi les comédies du dramaturge du dix-septième siècle sont-elles toujours autant montées sur les scènes contemporaines ? Eh bien, tout simplement, et on ne cesse de le répéter, parce que ses textes restent très actuels. Malgré le classicisme de la langue, malgré les termes d’argot archaïques, les "testigué" ou autres "tudieu", que le spectateur d’aujourd’hui ne comprendrait pas sans le contexte de l’intrigue, le fond de celle-ci demeure atemporel. La critique des caractères, tels que l’avarice, la vénalité, la jalousie, la satire des mœurs, et notamment l’adultère dans George Dandin, ainsi que le comique purement gestuel des coups de bâton ou de l’amant caché dans le placard, fonctionnent aussi bien de nos jours qu’il y a quatre siècles.

George Dandin n’est cependant pas la pièce la plus comique de Molière. Elle relève plus de la grande comédie que de la farce. Extrêmement grinçante, elle stigmatise les travers de la société de l’époque de Molière : la noblesse se sert des roturiers pour redorer son blason, mais ne se mélange jamais vraiment avec ce petit peuple et le méprise d’autant plus qu’elle a besoin de lui. Cette "lutte des classes" est l’un des thèmes majeurs de la pièce. Redoublée d’une intrigue qui montre la femme de Dandin badiner à sa barbe avec le voisin, un certain Clitandre, noble de sa condition et possédant donc les mêmes codes langagiers qu’elle, la satire est encore plus corrosive. On rit de ce pauvre Dandin, cocu ridicule, mais on a également pitié de lui ; énervé de le voir sans fin bafoué, on attend en vain un dénouement libérateur.

La mise en scène de Jacques Osinski fait ressortir ces nuances de tons et alterne justement les scènes légères, où le valet Lubin gaffe et re-gaffe, et les scènes plus amères où le héros est exclu de sa propre maison, humilié par tous ceux qui l’entourent, y compris sa bonne. Le décor, très contemporain et très froid, fait ressortir à la fois l’atemporalité de l’histoire et la cruauté de l’univers mis en scène. Un palier tout de marbre recouvert, une porte d’ascenseur vitrée, un éclairage d’une blancheur glaciale : le pauvre Dandin est condamné à rester dans cet espace peu chaleureux durant toute la pièce. C’est là que tout se joue, sur le seuil, à la frontière entre les classes et entre les êtres, qui jamais n’arrivent jamais ni à cohabiter ni à communiquer. Jacques Osinski réactualise ainsi discrètement la comédie de Molière, sans la dénaturer ; c’est une réussite.
Mis à jour le 01/11/2012
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