• Il est trois heures du matin, Franck bougon termine de ranger le bar et 
s'apprĂŞte Ă  fermer l'Ă©tablissement, quand surgit une jeune fille. C'est 
vrai il pleut très fort dehors et il tonne même. Mais bon il est trois 
heures du matin !!
  • Un an après leur rupture, Alice dĂ©barque Ă  trois heures du matin, chez Hugo !! Elle qui croyait Ă  l’amour Ă©ternel, pur, absolu, lui plus terre Ă  terre, rĂ©aliste, peut-ĂŞtre moins envie de « s’installer ».
  • Encore ! Allez-vous me crier dans les oreilles. Ben oui, encore, mais lĂ  c’est un misanthrope pas commun. D’abord cela se passe de nos jours. Ils ont tous des tĂ©lĂ©phones portables. Rien ne choque, tout est plausible. VoilĂ  l’extraordinaire talent de Molière.
  • Et nous voilĂ  embarquĂ©s dans une sĂ©rie d'Ă©vènements avec les spectateurs comme principaux
  • HystĂ©ries est une sĂ©rie de saynètes sur la rupture, l’amour, la trahison et mĂŞme le meurtre .


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L'humain en son abîme...

INFOS PRATIQUES
Du 11/11/2016
au 12/11/2016

20h.
Théâtre des Halles
4, rue Noël-Biret
84000 AVIGNON
Réservations :
04 90 85 52 57
Un étrange personnage entre sur le plateau... Son allure et son costume le situeraient plutôt entre une sorte de Monsieur Loyal quelque peu dépenaillé et un vieil entomologiste venu nous parler de cette humanité qui vit tant bien que mal au fond d'une sorte de cylindre dans une semi-conscience de son état... Cherchant à échapper, au moyen d'échelles, du moins pour certains d'entre eux – vainement -à leur condition. Au centre du plateau : ce fameux cylindre pouvant évoquer les célèbres Prisons imaginaires de Piranèse, dont notre personnage observe méticuleusement les minuscules occupants claustrés qu'il nous décrit avec un évident et très précautionneux souci de précision.

Au départ, il y avait un roman... De Samuel Beckett... Alain Françon l'a transposé sur un plateau de théâtre avec la complicité de cet immense acteur qu'est Serge Merlin. Le texte dense, puissant, de Beckett prend dans son expression vocale, oscillant entre la gravité, le tragique et l'ironie, la farce, une force incroyable renforcée encore par la gestuelle de l'acteur qui sait jouer aussi avec une grande virtuosité de la puissante complicité qu'il établit avec chaque spectateur.

On peut chercher dans ce spectacle ou plutôt "antispectacle" toutes les significations possibles. Vainement aussi : l'auteur n'est jamais là pour nous apporter des réponses, il n'est là que pour poser des questions. LA question peut-être ?... Qui est-il, ce personnage ? Beckett lui-même ? Probablement... Godot peut-être ?... Sans doute, tous ceux-là... On peut aussi se dire qu'au fond du cylindre, on pourrait trouver tous les autres personnages de Samuel Beckett. Et d'abord Wladimir et Estragon, les deux protagonistes d'En attendant Godot, avec Lucky et Pozzo... Et Winnie dans son monticule de terre... Et tous les autres...Avec certains aussi imaginés par Kafka : le Grégoire Samsa de La Métamorphose, par exemple... Comme toutes les œuvres de Beckett, Le Dépeupleur se présente ainsi comme une immense question vitale, une énigme à déchiffrer, pas véritablement déchiffrable... C'est ce qui le rend si nécessaire à nos regards, et si puissant à nos consciences.
Mis à jour le 16/11/2016
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