• Il est trois heures du matin, Franck bougon termine de ranger le bar et 
s'apprĂŞte Ă  fermer l'Ă©tablissement, quand surgit une jeune fille. C'est 
vrai il pleut très fort dehors et il tonne même. Mais bon il est trois 
heures du matin !!
  • Un an après leur rupture, Alice dĂ©barque Ă  trois heures du matin, chez Hugo !! Elle qui croyait Ă  l’amour Ă©ternel, pur, absolu, lui plus terre Ă  terre, rĂ©aliste, peut-ĂŞtre moins envie de « s’installer ».
  • Encore ! Allez-vous me crier dans les oreilles. Ben oui, encore, mais lĂ  c’est un misanthrope pas commun. D’abord cela se passe de nos jours. Ils ont tous des tĂ©lĂ©phones portables. Rien ne choque, tout est plausible. VoilĂ  l’extraordinaire talent de Molière.
  • Et nous voilĂ  embarquĂ©s dans une sĂ©rie d'Ă©vènements avec les spectateurs comme principaux
  • HystĂ©ries est une sĂ©rie de saynètes sur la rupture, l’amour, la trahison et mĂŞme le meurtre .


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Jean Anouilh disait, à propos de la pièce : "Les Pensées de Pascal jouées par les Fratellini".

INFOS PRATIQUES
Affiche du spectacle
© X,dr
Du 10/04/2014
au 26/04/2014

Théâtre du Pavé
34 rue Maran
31400 TOULOUSE
MĂ©tro ligne B
Réservations :
05 62 26 43 66
Site Internet
A l’occasion des 20 printemps de la compagnie Les Vagabonds, le tragique de la comédie de Beckett En attendant Godot est mis à l’honneur. Au théâtre du Pavé, Françis Azema met en scène ce rapport symbolique de l’homme face à son destin, ce tragi-comique ou tragédie de vivre sans aventure, sans réel danger.

Route à la campagne, avec arbre ou no man’s land, pire encore purgatoire, sorte de non lieu, celui du repentir, partout et nul part à la fois. Malgré une apparence assez dépouillée, Vladimir alias Didi et Estragon, Gogo, deux compères à la redingote élimée, l’un puant de la bouche, l’autre des pieds, forment un merveilleux couple de déclassés. Après une nuit agitée passée dans un fossé pour l’un, les retrouvailles se nouent grâce à l’entraide, Gogo tentant vainement d’ôter son godillot, Didi lui vient en aide. Tous deux se retrouvent à ce point précis pour faire la connaissance d’un dénommé Godot, qui comme chacun sait ne viendra jamais. Il faut tout de même tenter de passer le temps sans toutefois s’installer dans un véritable discours, qu’il faudra désamorcer à tout prix avant qu’il ne prenne de la consistance.

Dans leur attente, ils font la connaissance de Pozzo et Lucky, arrivée fracassante du dompteur et de son clown qui a cessé de faire rire. Quelle aubaine ! Un spectacle dans le spectacle, il ne faut plus s’en faire, la relation maître/esclave qu’entretiennent ces deux nouveaux personnages, le discours somme toute patronal de ce Pozzo vont combler à coup sûr le temps qui les sépare de la rencontre avec Godot. Ce dernier finit par envoyer un messager, personnage digne de la tragédie classique venant apporter la parole divine aux humains, cet oracle arrive donc sur scène pour annoncer que rien ne va se passer... Il faudra revenir le lendemain.

L’acte deux est plus tendu, les situations sont plus marquées, les deux compères vivent beaucoup plus leur ennui, leurs interrogations sur l’existence s’avèrent être plus profondes, plus graves. Le rythme est binaire, celui de l’inachevé, de l’irrésolu, il repose sur des jeux de miroirs et de répétitions : Pozzo et Lucky réapparaissent mais le dompteur est dompté, il est devenu aveugle, l’arbre auquel voulait se pendre Estragon est feuillu en l’espace d’une seule nuit. Les traits de personnalités sont constants, seules les situations varient. Absurdité, non sens ? Même le temps semble être figé, le sable dans la valise que tient Lucky ne devrait-il pas plutôt se trouver à l’intérieur d’un sablier ? Ne sommes-nous pas condamnés à courir après le temps qui passe ? A combler le vide ?

Mais quel est donc le sens de cette pièce ? Faut-il y voir un lien thĂ©ologique ? Godot Ă©tant dĂ©crit portant une barbe blanche... L’écriture est- elle comique ou tragique ? Sachant que le drame apparaĂ®t dans le théâtre français dans la seconde moitiĂ© du XVIIIe siècle, refusant la distinction des genres comiques et tragiques fixĂ©s par le classicisme, cette angoisse du quotidien est interprĂ©tĂ©e de façon magistralement burlesque. Françis AzĂ©ma a respectĂ© Ă  la lettre les nombreuses onomatopĂ©es et didascalies qui apportent un jeu plus soutenu et une lecture du texte Ă©clairĂ©e. Le langage prosaĂŻque des personnages provoque chez le spectateur un effet attendrissant, Maeterlinck disait : "Il n’y a guère que les paroles qui semblent d’abord inutiles qui comptent dans une œuvre ". Soulignons la belle performance de Pozzo, Alain Dumas, qui campe cet insoutenable maĂ®tre/dompteur et Lucky, Juan Alvarez, dont la seule et unique tirade devient esthĂ©tique car dĂ©nouĂ©e d’enjeux et dĂ©tourne, ne serait-ce qu’un instant de la vraie tragĂ©die, celle de la condition humaine.
Mis à jour le 01/05/2014
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