• Il est trois heures du matin, Franck bougon termine de ranger le bar et 
s'apprĂŞte Ă  fermer l'Ă©tablissement, quand surgit une jeune fille. C'est 
vrai il pleut très fort dehors et il tonne même. Mais bon il est trois 
heures du matin !!
  • Un an après leur rupture, Alice dĂ©barque Ă  trois heures du matin, chez Hugo !! Elle qui croyait Ă  l’amour Ă©ternel, pur, absolu, lui plus terre Ă  terre, rĂ©aliste, peut-ĂŞtre moins envie de « s’installer ».
  • Encore ! Allez-vous me crier dans les oreilles. Ben oui, encore, mais lĂ  c’est un misanthrope pas commun. D’abord cela se passe de nos jours. Ils ont tous des tĂ©lĂ©phones portables. Rien ne choque, tout est plausible. VoilĂ  l’extraordinaire talent de Molière.
  • Et nous voilĂ  embarquĂ©s dans une sĂ©rie d'Ă©vènements avec les spectateurs comme principaux
  • HystĂ©ries est une sĂ©rie de saynètes sur la rupture, l’amour, la trahison et mĂŞme le meurtre .


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En attendant Godot, l’univers artistique de Beckett décliné au pluriel dans la mise en scène de Marion Coutris et Serge Noyelle.

INFOS PRATIQUES
Affiche du spectacle
© X,dr
Du 07/11/2013
au 23/11/2013

Mardi, jeudi, vendredi, samedi Ă  20h15.
Théâtre Nono
35 traverse de Carthage
13008 MARSEILLE
Réservations :
04 91 75 64 59
Site Internet
Le théâtre Nono, immersion dans un univers ouvert à la liberté d’expression. Une scène investie par des comédiens qui donnent au public ce qu’ils ont au plus profond d’eux, la générosité artistique. Un lieu animé par la bipolarité de Serge Noyelle et Marion Coutris auxquels il convient d’associer une équipe soudée comme les fers aux chevaux.

Après avoir mis en scène Oh les beaux jours de Beckett en mai 2013, pièce qui avait tenue toute ses promesses, le couple Noyelle-Coutris s’est attaché à la réalisation d’En attendant Godot de l’auteur éponyme.

Beckett, une écriture inspirée par les influences artistiques du moment. Un esthète au service de l’esthétisme pictural et littéraire. En attendant Godot, la preuve par deux de l’intensité de la narration.

Sur le banc de la vie, deux clochards fardés par l’aigreur d’une vieillesse ennemie feignent un départ synonyme de rupture. Leur histoire est née d’un suicide manqué, lequel les a conduit à se noyer eux-mêmes hors du temps. Ils quêtent l’ennui dans la solitude et de nourritures terrestres, ils alimentent les fragments de leur existence greffées d’affres et de souvenirs. Godot, ils l’attendent telle l’arrivée salvatrice d’un chevalier servant.

La scénographie, un hymne à l’emprise du temps figée entre la dérision et la folie. Un arbre sans âme qui a poussé à l’envers, un bloc de rocher témoin des vicissitudes de l’amitié partagée entre les deux exclus.

Les lumières, un va-et-vient qui s’adapte au rythme imposé par la mise en scène.

Le texte, une réplique à deux mouvements. Dans le premier tableau, les échanges fusent entre les clochards. Prennent-ils à peine le temps de poser le point d’interrogation que les guillemets s’ouvrent sur des réponses promptes et déviées du sens initial de la question. L’arrivée de Pozzo, tenant à bout de corde son homme-cheval docile et imposant, interrompt les dialogues. Quel est cet homme manichéen à l’excès qui supplicie sa victime ?

Le second tableau rĂ©vèle la vĂ©ritĂ© sur la personnalitĂ© des deux clochards dans une approche scĂ©nique remarquĂ©e par l’expression des visages, la gestuelle, la dynamique d’occupation du plateau. La scĂ©nographie Ă©volue quelque peu avec la guirlande lumineuse accrochĂ©e aux branches de l’arbre. Un clin d’œil dressĂ© Ă  un retournement de situation, le burlesque dĂ©loge la rĂ©alitĂ©, la qualitĂ© des relations humaines se dessinent Ă  intervalles rĂ©guliers sur le mode du rire et des larmes.

Variations intemporelles du rapport conflictuel de l’humain au chevet de l’humain, la mise en scène glisse avec subtilité dans la magie de Beckett. Le temps recycle les engagements individuels signés en gage d’une confiance pérenne et l’attente de Godot statufie le statisme du couple antinomique. L’errance inlassablement tronque la fuite en avant tant déclamée dès l’installation du doute et rappelle que l’un n’est rien sans l’autre.

Les comédiens jouent à l’extrême l’intensité des personnages appropriés, les dialogues s’articulent selon le degré de gravité de situation et la dérision devient organique.

Le monde de Beckett, un ensemble de dérapages existentiels vécus et expérimentés par un savant jeu d’écriture pour le théâtre.

C’est ainsi que la mise en scène et l’interprétation d’En attendant Godot soulignent l’attachement de Serge Noyelle et de Marion Coutris à faire du théâtre Nono une scène ouverte aux textes de référence porteurs d’un message, l’espoir et l’humain.
Mis à jour le 10/11/2013
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