• Trio endiablĂ© Ă  la manière d'un vaudeville, 
  • Une chanteuse provocante, trois musiciens dĂ©jantĂ©s, des textes drĂ´les et percutants, voilĂ  la recette de ce spectacle vivifiant et fantaisiste ! Ils puis en tournĂ©e en France.
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  • ''<i>L’homme le plus aimĂ© des Français</i>'' revient parmi nous. Il nous raconte sa vie, affirmant que rien n’est dĂ©sespĂ©rĂ©.
  • Théâtre de papier, d’objets et de marionnettes, de la Cie Les Ateliers du capricorne pour les enfants (Ă  partir de 7 ans), d'après les dessins de SempĂ©.


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INFOS PRATIQUES
Affiche du spectacle
© X,dr
Du 12/02/2013
au 17/02/2013

Mardi, mercredi, jeudi, samedi Ă  20h, dimanche Ă  15h.
La Croix-Rousse
Place Joannès-Ambre
69004 LYON
Réservations :
04 72 07 49 49
Site Internet
Avant toute critique, il faut replacer l’œuvre dans son contexte historique. Cet opĂ©ra de Viktor Ullmann, compositeur tchèque, Ă©lève d'Arnold Schœnberg, a Ă©tĂ© composĂ© dans le camp de Terezin oĂą il avait Ă©tĂ© dĂ©portĂ© par les nazis. LĂ , aussi surprenant que cela puisse paraĂ®tre, Ă©taient rassemblĂ©s de nombreux artistes, qui participaient Ă  la crĂ©ation d'une vie musicale de très haute qualitĂ©. C’est dans ce cadre qu’est nĂ© L’Empereur d’Atlantis, dont la fable a Ă©tĂ© imaginĂ©e par le librettiste Petr Kien, un autre dĂ©portĂ©. L’histoire, qui se dĂ©roule dans une contrĂ©e imaginaire, Atlantide, oĂą la Mort dĂ©passĂ©e par les prouesses criminelles de l’Empereur Overall, refuse dĂ©sormais de lui prĂŞter ses services, fait donc sans cesse allusion au rĂ©gime hitlĂ©rien. L’œuvre fut longuement rĂ©pĂ©tĂ©e Ă  Terezin, avant d'ĂŞtre interdite de crĂ©ation. Viktor Ullmann et Petr Kien moururent dans une chambre Ă  gaz d'Auschwitz le 18 octobre 1944. Et c’est seulement en 1975 que l’opĂ©ra fut crĂ©Ă© Ă  Amsterdam.

Aujourd’hui, Richard Brunel, directeur du Centre dramatique national de Valence, le porte Ă  la scène avec la complicitĂ© de l’OpĂ©ra de Lyon. Il opte pour une mise en scène très théâtrale, dans laquelle musiciens et comĂ©diens cohabitent dans le mĂŞme espace scĂ©nique. Les premiers participent ainsi pleinement au jeu, se dĂ©plaçant mĂŞme au cours de la reprĂ©sentation, ce qui dynamise la mise en scène, tout en faisant sens au sein de la fiction. Les instruments bien visibles sur le plateau, ainsi que les voilages noirs qui crĂ©ent un jeu sur le montrĂ©-cachĂ© et sĂ©parent l’espace en deux, contribuent Ă  la beautĂ© de la scĂ©nographie. Tous les effets qui s’y ajoutent sont simples, mais fĂ©eriques, Ă  l’instar la neige qui tombe soudain sur les protagonistes. C’est donc un bel opĂ©ra, un beau conte aussi, qui montre comment les hommes peuvent devenir des monstres, au point de concurrencer la Mort elle-mĂŞme. La rĂ©flexion sur la vanitĂ© de l’Homme, sur l’horreur des rĂ©gimes totalitaires et sur l’absurditĂ© de la guerre est ainsi au cœur de l’intrigue. Tout serait parfait si la musique, classĂ©e Ă  la confluence de Kurt Weill, Gustav Malher, Bach, Schœnberg, Mendelssohn et Joseph Suk, de la polyphonie et du jazz, n’était pas aussi dissonante. Jamais, ou rarement, les voix et l’orchestre sont Ă  l’unisson ; la musique ne nous Ă©meut pas, faute de cette harmonie qui caractĂ©rise les grands moments d’opĂ©ra. Le texte chantĂ© en allemand, langue du livret, contribue Ă©galement Ă  nous laisser hermĂ©tiques Ă  la partition. Mais c’est un sentiment très personnel, qui n’enlève rien Ă  la qualitĂ© de l’ensemble.

Quand on sait qu’Ullmann, pressentant son dĂ©part vers Auschwitz en octobre 1944, confia les manuscrits de ses œuvres Ă  un autre prisonnier, Emil Utitz, le priant, s’il ne revenait pas, de les donner Ă  Hans-GĂĽnther Adler, un ami pragois, chez le fils duquel le chef d’orchestre britannique Kerry Woodward trouva en 1972 la partition de cette œuvre "empreinte d’humanisme et de tragĂ©die, qui fait rĂ©fĂ©rence Ă  la mort en tant que libĂ©ration et paradoxalement Ă  la Commedia dell’arte en tant que dĂ©sespoir", qu’il porta Ă  la scène pour la première fois Ă  Amsterdam trois ans plus tard, on se dit que le Destin y est pour quelque chose, qu’il fallait que cet opĂ©ra soit vu et que la Mort a bel et bien Ă©tĂ© neutralisĂ©e par ses auteurs.
Mis à jour le 15/02/2013
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