• Un spectacle chorĂ©graphique Ă©poustouiflant pour redĂ©couvrir sous un autre regard les collections d'Art ancien du musee du Louvre
  • Trio endiablĂ© Ă  la manière d'un vaudeville, 
  • Une chanteuse provocante, trois musiciens dĂ©jantĂ©s, des textes drĂ´les et percutants, voilĂ  la recette de ce spectacle vivifiant et fantaisiste ! Ils puis en tournĂ©e en France.
  • Ne manquez pas ce spectacle Ă©bouriffant et drĂ´le qui tourne en rĂ©gion parisienne et en province !
  • ''<i>L’homme le plus aimĂ© des Français</i>'' revient parmi nous. Il nous raconte sa vie, affirmant que rien n’est dĂ©sespĂ©rĂ©.


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Un beau n’importe quoi

INFOS PRATIQUES
Affiche du spectacle
© X,dr
Du 20/11/2012
au 24/11/2012

La Croix-Rousse
Place Joannès-Ambre
69004 LYON
Réservations :
04 72 07 49 49
Site Internet
Après avoir mis en scène six pièces de Copi, Marcial Di Fonzo Bo et Elise Vigier ont choisi une œuvre de Rafael Spregelburd, dramaturge argentin. Depuis 2000, ce dernier compose une Ă©popĂ©e baroque, inspirĂ©e du tableau Les Sept PĂ©chĂ©s capitaux de JĂ©rĂ´me Bosch, dont L’EntĂŞtement est le dernier opus. Il est centrĂ© sur le personnage d’un commandant fasciste, incarnĂ© par Marcial di Fonzo Bo lui-mĂŞme, au dernier jour de la guerre civile espagnole, dans une petite ville près de Valencia. Celui-ci possède une liste de noms qui pourrait faire condamner Ă  mort plusieurs personnes de la ville. On se croit alors dans une intrigue policière Ă  suspense. Mais, très vite, la liste est oubliĂ©e ; les personnages ne s’occupent plus que d’un dictionnaire, conçu par ce mĂŞme commandant, qui aurait inventĂ© une sorte de langue universelle, le Katak, miraculeusement comprise par tout le monde, sans qu’elle ait Ă©tĂ© apprise. Le ton est alors beaucoup plus lĂ©ger et beaucoup plus farfelu. S’ajoutent Ă  cela des bribes d’histoires secondaires : la fille aĂ®nĂ©e du commandant veut fuir avec un AmĂ©ricain venu participer Ă  la guerre d’Espagne ; la cadette, victime de crises de neurasthĂ©nie, est manipulĂ©e par un prĂŞtre quelque peu douteux. La nouvelle Ă©pouse, complètement Ă©vaporĂ©e, a une liaison avec un jeune Ă©crivain sur lequel les deux sœurs, ses belles-filles, semblent fantasmer. Bref, vous le comprenez, c’est une pièce impossible Ă  rĂ©sumer ; les personnages sont nombreux, les histoires aussi et, au fil de la reprĂ©sentation, on se rend compte qu’aucune n’a vraiment d’importance. On est dans une sorte de nouveau théâtre de l’absurde.

Les deux heures trente de spectacle sont donc un peu longues, surtout à partir du milieu de la pièce, lorsque l’on comprend qu’il n’y a rien à comprendre, qu’il n’y aura pas de dénouement et que la pièce tourne à vide. Certes, quelques répliques font mouche et nous tirent un sourire. Certes les comédiens sont énergiques et plutôt bons dans le registre burlesque, lors des dérapages incontrôlés imaginés par Marcial Di Fonzo Bo (comme l’échange de pas de flamenco en guise de crêpage de chignon entre l’ex et l’actuelle femme du commandant). Certes, la scénographie et le décor sont très beaux : une maison sans toit tourne sur un plateau incliné à chaque changement de scène, sous un quadrillage de lumière noire et blanche. On en découvre tour à tour chacune des pièces, et, à cette occasion, chacun des personnages et chacun des points de vue sur la même intrigue, que l’on revit trois fois (un affichage de l’heure le précise clairement : trois fois nous voyons les événements du même jour de 17 à 18h). Cette idée de changement de focale n’est pas nouvelle ; si elle est très judicieuse dans le cas d’une intrigue policière, parce qu’elle fait monter le suspense et dévoile peu à peu les différents éléments d’une enquête jusqu’à la révélation finale, elle est malheureusement inopérante ici, puisqu’il n’y a rien à apprendre de particulier. Le spectateur a l’impression d’être manipulé du début à la fin, en vain. Dommage.
Mis à jour le 27/11/2012
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