• Il est trois heures du matin, Franck bougon termine de ranger le bar et 
s'apprĂŞte Ă  fermer l'Ă©tablissement, quand surgit une jeune fille. C'est 
vrai il pleut très fort dehors et il tonne même. Mais bon il est trois 
heures du matin !!
  • Un an après leur rupture, Alice dĂ©barque Ă  trois heures du matin, chez Hugo !! Elle qui croyait Ă  l’amour Ă©ternel, pur, absolu, lui plus terre Ă  terre, rĂ©aliste, peut-ĂŞtre moins envie de « s’installer ».
  • Encore ! Allez-vous me crier dans les oreilles. Ben oui, encore, mais lĂ  c’est un misanthrope pas commun. D’abord cela se passe de nos jours. Ils ont tous des tĂ©lĂ©phones portables. Rien ne choque, tout est plausible. VoilĂ  l’extraordinaire talent de Molière.
  • Et nous voilĂ  embarquĂ©s dans une sĂ©rie d'Ă©vènements avec les spectateurs comme principaux
  • HystĂ©ries est une sĂ©rie de saynètes sur la rupture, l’amour, la trahison et mĂŞme le meurtre .


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Au pays des "rires et des chants"... inquiétants

INFOS PRATIQUES
Affiche du spectacle
© J.L. Fernandez
Du 17/03/2010
au 27/03/2010

Du mardi au samedi Ă  20h, dimanche Ă  16h.
Les CĂ©lestins
4 rue Charles-Dullin
69002 LYON
MĂ©tro Bellecour
Réservations :
04 72 77 40 00
Site Internet
Casimir et Caroline ? Jamais entendu parler. Ödon von Horváth ? Pas mieux. L’intérêt de la mise en scène d’Emmanuel Demarcy-Mota est donc, entre autres, de nous faire découvrir cet auteur et l’une de ses pièces de théâtre. D’origine hongroise, Ödon von Horváth a vécu plusieurs années en Allemagne et est mort à l’âge de 37 ans, foudroyé, sur les Champs-Elysées. Un destin peu commun. Il a laissé quelques œuvres théâtrales, dont Légendes de la forêt viennoise, Figaro divorce et Casimir et Caroline, qui datent toutes des années 1930 et évoquent, même si ce n’est qu’en filigrane, la montée du fascisme en Allemagne.

L’intrigue de Casimir et Caroline se déroule ainsi à Munich, dans les années 1930, lors d’une fête foraine. Les deux héros se disputent parce que Casimir a perdu son travail (crise oblige) et qu’il accuse Caroline, alors qu’elle n’a encore rien dit, de vouloir le quitter.

Tandis que la fête bat son plein, révélant l’enthousiasme de la jeunesse allemande, mais aussi et surtout la violence collective dont elle peut faire preuve, Casimir et Caroline se quittent, se courent après, se disputent et se quittent de nouveau. La pièce aborde ainsi, à travers leur histoire, la question du couple au sein de la société (d’une société en crise) ; elle montre comment la communauté peut exacerber les tensions conjugales et influencer l’individu.

Malheureusement le propos psychologique n’est pas assez développé ou pas traité avec assez de finesse ; du moins, n’est-il pas suffisamment actuel pour nous intéresser tout au long de la représentation et nous convaincre de son bien fondé. Le fond historique et la violence latente de la société allemande des années 1930 ne sont qu’esquissés eux aussi.

Finalement, l’ensemble de la pièce nous laisse froids, n’emportant jamais totalement notre intérêt. Peut-être est-ce dû également au parti pris d’un jeu relativement "théâtral", qui semble trop affecté pour donner une illusion de réalité aux différentes scènes. Seule la scénographie, très travaillée et très belle, nous captive jusqu’au bout : accessoires de fête foraine aux allures concentrationnaires, vidéo (avec, entre autres, des extraits de cinéma expressionniste allemand), jeux sur les lumières et les atmosphères, qui oscillent entre gaieté et étrange inquiétude. C’est splendide, mais cela ne suffit pas.
Mis à jour le 22/03/2010
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