• Un spectacle chorĂ©graphique Ă©poustouiflant pour redĂ©couvrir sous un autre regard les collections d'Art ancien du musee du Louvre
  • Trio endiablĂ© Ă  la manière d'un vaudeville, 
  • Une chanteuse provocante, trois musiciens dĂ©jantĂ©s, des textes drĂ´les et percutants, voilĂ  la recette de ce spectacle vivifiant et fantaisiste ! Ils puis en tournĂ©e en France.
  • Ne manquez pas ce spectacle Ă©bouriffant et drĂ´le qui tourne en rĂ©gion parisienne et en province !
  • ''<i>L’homme le plus aimĂ© des Français</i>'' revient parmi nous. Il nous raconte sa vie, affirmant que rien n’est dĂ©sespĂ©rĂ©.


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A la découverte d'un tout-petit chef-d'oeuvre

INFOS PRATIQUES
Affiche du spectacle
© X,dr
Jusqu'au 09/12/2008
Opéra de Monte Carlo
Place du Casino
MONACO MONTE-CARLO
Réservations :
377 98 06 28 28
Site Internet
PrĂ©sentĂ©e en coproduction avec le Festival d’Aix en Provence et les OpĂ©ras de Toulon, BrĂŞme et du Luxembourg, cette InfidĂ©litĂ© dĂ©jouĂ©e de Joseph Haydn (composĂ©e au Château d’Esterhaza en 1773) a remportĂ© vendredi soir un franc succès. D’accord avec vous. La trame est aussi tenue que du papier Ă  cigarette. Mais cet opĂ©ra bouffe, court, très court mĂŞme (Ă  peine deux heures de musique en comptant large) met en scène un monde paysan pas du tout d’opĂ©rette, et voit s’affronter entre Goldoni et le Molière de L’Ecole des Femmes et Georges Dandin, les diffĂ©rences sociales et les cœurs amoureux.

On l’aura compris, encore une fois, dans cette bluette paysanne mais pas bucolique pour trois sous, les riches aiment les pauvres, et les pauvres s’entichent des riches. Air connu. Pour une guerre des sexes dans un esprit comedia dell’arte bien plus profonde et subtile que la burletta espérée, tant se dégagent finalement, d’une manière assez crue, une réelle violence, une âpreté, une rugosité certaines des instincts humains.

Dans l’ingĂ©nieux dispositif scĂ©nique tout en transparences d’Anouk Dell’Aiera, le metteur en scène Richard Brunel n’y va pas par quatre chemin et ose une lecture pertinente, vive, enjouĂ©e du canevas finalement assez violent de Coltellini. Ici la peinture sociale frise l’obsession castratrice de la gent fĂ©minine, on s’arme d’instruments tranchants, on ose la rĂ©volte, et pour arriver Ă  ses buts tous les moyens sont bons : on change de sexe, on se travestit, on Ă©ventre un bœuf pour mieux se parer des tripes sanguinolentes. Les costumes de Mariane Delayre mĂŞlent contemporain, hideuse perruque grand siècle, gigantesques coiffure-casques couronnĂ©es de bois d’animaux. Bref, un spectacle moderne, drĂ´le, inventif, parfaitement rĂ´dĂ© qui n’engendre pas une once d’ennui. Le juvĂ©nile quintette vocal se double de comĂ©diens irrĂ©sistibles de fantaisie et d’abattage.
Mis à jour le 08/12/2008
NOTEZ-LE
Deux sopranos : la blonde scandinave Ina Kringelborn (Sandrina qui a le feu aux fesses car vraie fausse sainte-nitouche) et la brune portugaise Eduarda Melo (Vespina, piquante maîtresse de ce Jeux de l’amour et du hasard campagnard), justement ovationnée pour sa jolie performance vocale fruitée et dramatique aux sympathiques changements de voix, d’allures et d’accents. Le ténor Julian Pregardien tire habilement sont épingle du jeu avec un Nencio nanti prétentieux, pathétique et ridicule face au baryton Thomas Tatzi qui prête son chant généreux, incisif, presque animal à l’amoureux Nanni. Remplaçant l’artiste initialement annoncé, le bientôt vétéran Yves Saelens, campe un Filippo autoritaire, père abusif, idéal de cruauté et... vrai dindon de la farce, avec une voix de ténor léger, à la belle ligne vocale on ne peut plus bouffe. On ne connaissait Jérémie Rohrer que de nom. En totale symbiose avec la vision scénique, le jeune chef fait chanter la partition dans un réjouissant équilibre sonore, avec une joie communicative, une conviction de tous les instants, une allégresse toute communicative, le Cercle de l’Harmonie, formation composée d’une vingtaine de musiciens rompus à ce répertoire fin XVIIIe.
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